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Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

Pourquoi j’ai arrêté de bosser le vendredi ?

Merci aux soutiens Patreon qui m’ont aidé à finaliser cet article

Même si en ce moment, je ne sors pas vraiment de chez moi, j’ai une vie bien remplie : Des lives à faire sur Twitch, un blog sur lequel je dois publier des contenus, une chaîne YouTube à alimenter, une communauté Patreon qui grossis à vue d’œil et dont il faut que je m’occupe, une boite que je dois faire tourner, des réseaux sociaux à alimenter et également pas mal de travaux à la maison et au jardin, des enfants à m’occuper et puis les tâches de la vie quotidienne.

Bref, tout ça, plus les « à côté » un peu plus détente…

Ça fait beaucoup à caser dans la semaine. Et je dois en plus dormir 6 à 7h par nuit.

Bon maintenant j’ai quelques avantages pour réussir à faire tout ça.

Tout d’abord, ça fait longtemps que je pratique certaines de ces activités, donc je peux aller très vite dans la réalisation d’une tâche. Ensuite, je me lève super tôt et j’attaque tout de suite. Genre à 6h je suis devant l’ordi en train d’écrire.

J’ai également ce besoin viscéral d’être toujours actif. C’est très difficile pour moi de me poser devant un film ou un livre, car j’ai toujours envie d’aller « faire des trucs » qui me semblent plus constructifs. Donc chaque moment de la journée est optimisé. Je lis en faisant du sport, je réfléchis à mes sujets de vidéos sous la douche, je lis mes flux RSS aux toilettes…etc. Sans même m’en rendre compte, mon cerveau optimise chaque espace vide dans mes journées pour y caser une microactivité. Et si je ne le fais pas, je suis malheureux comme un chien.

Évidemment, sur tous ces trucs, je mets des priorités. Par exemple tondre la pelouse passera toujours après le boulot. Ainsi, caser des tâches domestiques comme déboucher une canalisation, poser des plinthes ou tondre la pelouse passera toujours après mon boulot.

C’est pourquoi je case souvent tout cela le week-end. Quand je peux, c’est-à-dire quand il n’y a pas des amis ou de la famille à la maison, ou des courses à faire ou je ne sais quoi.

Vous l’aurez compris, ma vie c’est un bordel sans nom surtout que je n’ai pas vraiment de planning et que je ne suis pas un champion de la todo list.

Et il y a quelques années, j’ai surchauffé et même si je n’ai pas été diagnostiqué, je pense avoir fait un burnout. Trop de trop. Pétage de plomb.

J’ai donc pris progressivement un peu plus de temps pour moi. Moins de boulot, moins de stress, plus de repos et plus de trucs pour moi. Et de fil en aiguille, j’en suis venu à me dire que ce serait quand même vachement cool d’être plus cool avec moi-même et de m’autoriser un genre de vendredi de RTT à vie, chaque semaine.

Après tout, je suis mon propre patron.

Alors fortement inspiré par ce qui se fait dans certaines startups, à savoir laisser aux employés le vendredi pour expérimenter de nouvelles choses dans le cadre de leur boulot, j’ai décidé de me lâcher la grappe le vendredi.

Cela fait 2 ans que je pratique le vendredi off, et je trouve ça intéressant de pouvoir vous faire un retour un peu plus construit. J’ai donc imaginé quelques questions que vous pourriez me poser suite à ce changement, mais si vous en avez d’autres, n’hésitez pas, je viendrais enrichir cet article.

Tu arrives à tout faire en 4 jours au lieu de 5 ?

Alors ça, c’est forcément la première chose à laquelle on pense. Est-ce que j’arrive à faire en 4 jours (avec des horaires normaux) ce que je faisais en 5. Et bien oui… C’est surprenant, mais le temps est relatif et j’arrive à tout faire en 4 jours. Exactement les mêmes choses. Parfois même plus, car je suis moins crevé donc plus productif.

C’est contre-intuitif, mais ça fonctionne en tout cas pour moi. Je ne perds plus une seconde, là où avant je me disais « ça va j’ai le temps, je ferai ça vendredi« . D’ailleurs, en Islande, ils ont fait le test et c’est concluant.

Tu fais quoi le vendredi ?

Alors le vendredi, je vois ça comme le premier jour de mon week-end. Avant de déménager, c’était donc un jour de lecture, faire de nouvelles choses sur l’ordi rien que pour moi (genre de la musique), parfois même je regardais un film (truc de ouf)…etc.

Mais depuis janvier, j’ai déménagé, donc j’attaque directement les travaux dans la maison, le jardin…etc.

Bref, faire tous les trucs que je n’aurais pas le temps de faire la semaine et que je ne peux pas forcément faire le weekend (samedi dimanche), car les obligations familiales viennent prendre le relai.

Le vendredi c’est un peu un jour rien qu’à moi, même si j’en conviens, ça reste très théorique. Mais disons que le simple fait de me dire « Vendredi je fais ce que je veux« , ça me libère vachement l’esprit. Pas de planning, pas d’enjeu, pas de délai à respecter…

Mais genre tu bosses jamais le vendredi ?

Alors c’est là où ça va vous paraître paradoxal, mais il m’arrive de bosser le vendredi. Pas toute la journée, pas parce que j’ai forcement des trucs importants à faire, mais tout simplement parce que j’en ai envie et que ça me fait plaisir.

L’idée du vendredi off, ce n’est pas de se dire « Je ne bosse pas à tout prix » et de fixer le plafond en attendant le lundi. C’est plutôt de se dire « Aujourd’hui c’est mon jour de liberté, de détente, de créativité« . Un maigre jour coincé entre les obligations professionnelles et les obligations familiales. Ce n’est pas grand-chose, mais ça fait toute la différence.

En général, ce que j’appelle « travailler pour le plaisir », c’est écrire des articles pour mon site. C’est créatif, c’est rigolo. Donc quand j’écris un ou deux articles et que j’ai fini, je sais m’arrêter et je ne commence pas les tâches pro plus relous. L’idée c’est de se faire plaisir.

Il faut bien sûr réussir à différencier « travailler pour le plaisir » et « travailler pour minimiser les emmerdes de la semaine suivante« . Ce n’est pas forcement parfait, c’est vrai, et il m’arrive parfois de torcher un truc le vendredi pour être plus cool le lundi matin.

Ah et si le vendredi j’ai une réunion, un événement ou un truc que je ne peux pas décaler, et bien le boulot empiète évidemment sur mon vendredi tranquille. Vous l’aurez compris, le vendredi off n’est pas une science exacte.

Et les autres ?

Et bien avant toutes ces conneries de Covid, j’étais tout seul à la maison, peinard donc la pratique collait avec la théorie. Maintenant madame travaille à la maison, donc même si elle ne me dit rien, ça me fait culpabiliser de glander (je sais c’est con) mais j’essaye de corriger ce biais psychologique ;-).

Après il y a les relations pro :

Il y a ceux qui savent que je ne suis pas dispo le vendredi, mais qui trouvent quand même le moyen de m’appeler et de m’envoyer des e-mails UNIQUEMENT le vendredi parce qu’ils ont procrastiné (terme chic pour dire « se branler la nouille ») toute la semaine.

Et y’a ceux qui ne savent pas, et qui font comme d’habitude, à savoir m’appeler et m’envoyer des emails uniquement le vendredi avant de partir en week-end parce qu’ils ont procrastiné toute la semaine.

Voilà. 😉

Du coup je coupe le téléphone et les emails et le lundi, ils s’étonnent tous que je n’ai pas eu l’info du vendredi. Euh, allo les gens, vous savez que vous avez aussi le droit d’envoyer des emails le lundi, le mardi, le mercredi et le jeudi ?

J’en plaisante, mais ça revient un peu à ce que je disais. Le temps est relatif et les gens ont tendance à étirer leurs tâches sur le temps dont ils disposent. Si lundi, je vous donne un truc à rédiger pour au plus tard vendredi soir, il y a des chances pour que je le reçoive le vendredi soir. et pas un autre jour de la semaine, et cela même si ça demande que 2h de boulot. C’est sûrement explicable par la psychologie, mais j’avoue ça me rend fou.

Ouais, mais moi je ne peux pas.

C’est sûr que tout le monde n’a pas ce luxe.

Certaines entreprises le permettent, mais elles se comptent sur les doigts de la main, mais j’ai bon espoir que le capitalisme comprendra un jour que les gens bossent mieux et plus quand ils sont plus reposés ;-).

Après je connais aussi des gens qui demandent un 80% avec bien sûr une petite perte de salaire pour pouvoir avoir un weekend de 3 jours.

Puis y’a ceux qui le vendredi relâchent fortement la pression et n’en foutant pas une sur leur lieu de travail parce que je cite : « ça sent le weekend« . (Vous vous reconnaissez, j’en suis sûr… ahahah).

Mais si vous pouvez le faire, que ce soit financièrement ou tout simplement parce que vous gérez vous-même votre propre emploi du temps, et bien, je vous invite à tout simplement essayer. Vous verrez ça fait un bien fou.


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