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Korben Upgrade your mind

J’ai tout planté !

Alors je vous préviens tout de suite, ce sujet n’a aucun rapport avec la COP21 ni avec les écolos qui se font assigner à résidence ni avec les thèmes principaux de ce site . J’ai commencé la rédaction de cet article en hiver 2014, et maintenant que j’ai une année complète derrière moi, je prends le temps de le corriger et apporter une conclusion à cet article, qui j’espère vous intéressera.

Quand j’ai déménagé en 2014 dans une vraie maison avec un vrai jardin (pas super grand non plus), tout ce que je voulais, c’était de la pelouse et rien d’autre. Pas le temps ni l’envie de m’en occuper… Quelques fleurs et herbes aromatiques feraient l’affaire, mais surtout rien de plus…

Puis au détour d’un lien via Twitter, j’ai découvert une astuce qui consistait à faire tenir sur 1 mètre carré, un truc comme 64 plans de fraises grâce à un système de pyramides incas en palettes.

J’ai trouvé ça super astucieux et sérendipité oblige, j’ai continué à cliquer un peut partout et à découvrir des concepts passionnants de permaculture, jardins verticaux, aquaponie, cultures en intérieur ou sur le balcon et j’en passe…

La curiosité m’a piqué et j’ai creusé un peu le sujet, trouvant des tas de points communs avec des choses que je connais bien comme le hacking (au sens très large du terme), le Do It Yourself ou encore le logiciel libre.

Passionnant je vous dis…

Je me suis donc acheté quelques bouquins et avant même de déménager, j’ai potassé tout ça. La permaculture et sa philosophie m’ont bien plu, surtout l’aspect qui consiste à recréer un écosystème naturel et laisser la nature jouer son rôle en intervenant au minimum. Ça m’allait bien, car sur le plan théorique, je n’avais pas besoin de bêcher ni d’arroser tous les soirs et en ce qui concerne la récolte les livres me promettaient des fruits et des légumes résistants et goûteux.

J’insiste sur l’aspect temps… Car ayant à peine le temps de bouffer le midi, je ne voulais pas me lancer dans un truc qui me prendrait plus de 20 min par semaine en pleine saison. Et là, clairement, la permaculture, c’est peinard.

Intellectuellement, c’est aussi très riche, voire complexe surtout quand on est un gros noob comme moi sur le sujet. Mis à part le côté bidouille et le côté « c’est sympa, j’ai mes propres légumes« , j’ai aussi découvert (mais ça, ça remonte déjà à un peu plus loin) grâce à vous surtout, l’immense scandale qu’est le brevetage du vivant.

Pour ceux qui ne sont pas sensibilisés au problème, je vais essayer de vous expliquer rapidement le souci sans forcément entrer dans tous les détails, car c’est hyper complexe. Que les spécialistes du sujet me pardonnent certains raccourcis que je pourrai prendre.

En gros, en France et dans le monde, il y a une dizaine de semenciers qui sont de gros industriels tels que Limagrain ou Monsanto dont le business est de vendre des graines aux agriculteurs et aux magasins spécialisés dans la jardinerie. Seulement, il est très facile grâce à notre amie la nature de récupérer des graines d’une année sur l’autre, ou de faire des boutures et donc de contourner ces vendeurs de graines.

Pour remédier à cela, ils ont donc entrepris de modifier génétiquement certaines plantes pour qu’elles deviennent stériles. Ainsi, le jardinier ou l’agriculteur doit repasser à la caisse tous les ans. C’est en tout cas que ce que les petits semenciers nous expliquent. Limagrain nous explique dans ce document que leurs maïs ne sont pas stériles, mais que ceux qui sont hybridés sont moins vigoureux lorsqu’on en replante les graines.

Mis à part ces modifications génétiques destinées à verrouiller le marché, ils ont aussi mis au point des variétés de fruits et légumes qui satisfont non pas les consommateurs que nous sommes, mais les industriels qui nous les vendent (les supermarchés par exemple). On se retrouve alors avec des produits dans les étals qui ne mûrissent plus pour pouvoir rester plus longtemps en rayon et qui possèdent des gènes destinés à nous faire croire qu’ils sont mûrs, en les rendant beaux et appétissants.

Mais tout ceci n’est qu’une triste illusion. Vous trouvez une tomate bien rouge, bien grosse et vous vous dites « Miam ». Mais ce que la plupart des gens ignorent, c’est que cette tomate n’est en réalité pas mûre et que c’est son gène « couleur rouge » qui a été activé artificiellement. Résultat, elle est dure et sans goût. Mais peu importe, cette merde se vend. Ceux qui ont déjà goûté de véritables tomates du jardin savent que niveau goût, ça n’a rien à voir.

D’autres végétaux comme le soja sont aussi modifiés génétiquement pour résister à tout ce qui est pesticide. Résultat, des champs entiers au lieu d’être désherbés manuellement sont arrosés avec des produits abominables. Les mêmes produits utilisés entre autres par les Américains pour tuer des forêts entières au Vietnam et ainsi mettre à découvert l’ennemi.

Les populations déjà très pauvres qui avant travaillaient dans les champs pour désherber et qui ont été remplacés par un tracteur arroseur de pesticide subissent un premier drame économique. Mais aussi sanitaire, car ces produits s’infiltrent dans la terre et l’eau et ceux qui consomment leur récolte ou boivent l’eau absorbent directement ces produits tombent malades (cancer) ou donnent naissance à des enfants malades ou handicapés.

M’enfin c’est loin tout ça, et peut être que ça ne vous touche pas… N’empêche que le soja arrosé par ces pesticides arrive ensuite en Europe pour alimenter les bestiaux que nous mangeons tous ensuite. (Et qui chopent aussi tout un tas de maladies).

Sur le fond, je ne pense pas que les OGM soient dangereux pour la santé (sauf si vous considérez qu’avoir la diarrhée en permanence à force de manger des trucs pas mûrs est un gros un problème), par contre, tous les pesticides sont un véritable problème sanitaire mondial.

Pour en revenir aux semences, la bonne nouvelle c’est qu’il existe des tas de petits semenciers en France notamment qui tentent de survivre en vendant leurs graines. Des graines non modifiées artificiellement, qui sont le résultat de croisements génétiques classiques comme l’homme en fait depuis des milliers d’années.

Seulement, voilà… Les gros industriels du secteur ne l’entendent pas de cet avis et grâce à leurs lobbies, ils ont réussi à faire passer pas mal de lois il y a déjà plusieurs années pour verrouiller encore plus le marché.

Résultat, il existe en France un catalogue officiel des semences. Dedans on y trouve les semences libres et historiques (un peu notre équivalent des logiciels libres, mais pour les semences) et les semences inventées par notre club d’industriels. Les petits semenciers pourraient faire inscrire leurs variétés à ce catalogue officiel, mais l’inscription d’une semence coûte plusieurs milliers d’euros. Économiquement ce n’est donc pas possible pour ces petites sociétés.

Si elles devaient faire inscrire toutes leurs variétés dans ce catalogue, elles n’auraient plus qu’à mettre la clé sous la porte. Un exemple assez connu est celui de Kokopelli, un petit semencier attaqué en justice pour concurrence déloyale. En effet, Kokopelli vendait ses semences sans autorisations « officielles » de l’État. Et bien évidemment, Monsanto a gagné.

Résultat, les semenciers comme Kokopelli ne peuvent plus vendre leurs variétés… Et c’est là le drame, car c’est tout un pan de notre patrimoine génétique alimentaire qui disparaît. Des variétés anciennes, résistantes, ou tout simplement délicieuses et cultivées depuis des générations cessent d’exister. Et tout cela m’a légèrement agacé.

Alors plutôt que de regarder le train passer, j’ai décidé d’agir à mon niveau pour permettre à ce patrimoine génétique, à ce code source naturel si vous préférez, de perdurer. Et que moi qui suis un gros geek, pas forcément très manuel (malgré mon prénom ), ni un hippie de la nature, en viens à faire ça, c’est que j’estime que cette situation est trop grave, trop importante pour rester les bras croisés.

Alors pour résumer, si j’ai décidé de faire mon potager c’est :

  • Pour lutter à mon niveau contre cette disparition du patrimoine génétique
  • Par amusement, car la permaculture est une philosophie très riche avec un aspect « hacking » qui me branche bien
  • Parce que finalement, ça ne demande pas tant de boulot que ça (et parce que ça vide un peu la tête)
  • Et enfin parce que c’est quand même sympa de manger de vrais fruits et légumes

Voilà, en gros, mes raisons personnelles.

Maintenant la permaculture, c’est une philosophie de vie qui implique pas mal de choses et qui peut aller très loin, mais comme le sujet est vaste, qu’en plus j’ ai un petit jardin, peu de temps et que je suis en ville, j’ai décidé d’y piocher ce qui me plaît et est réalisable avec mes moyens et mettre de côté le reste (genre le poulailler, le bassin, le puits.. .etc.).

J’ai donc commencé par choisir l’emplacement idéal dans mon jardin pour y poser mon potager. Pas simple surtout que j’ai dû négocier avec madame qui veut quand même garder de la jolie pelouse et des fleurs

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Le mieux c’est un endroit suffisamment ensoleillé, et surtout accessible facilement… Si vous devez marcher jusqu’au fond du jardin pour rendre visite à votre potager, vous risquer rapidement de lâcher l’affaire.

Ensuite, ce que j’ai choisir de faire, c’est une bute de permaculture. Il y a des tas de techniques différentes, mais celle-ci m’a paru la plus simple à mettre en œuvre. Il va sans dire que permaculture rime avec nature. L’emploi de pesticides et d’engrais chimiques est donc à proscrire.

Voici comment j’ai procédé fin août 2014.

1/ J’ai creusé 20cm de profondeur sur toute la surface prévue pour mon potager et j’ai mis la terre de côté. Cette terre est précieuse, car très riche (humus, vers de terre… Etc.).

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2/ Au fond, j’ai tapissé de cartons (brut et sans dessins ou encre) afin d’éviter que des racines remontent des profondeurs

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3/ Ensuite j’ai disposé des branchages ( pas plus de 7 cm de diamètre) pour que ça puisse se décomposer.

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4/ Puis j’ai ajouté une couche de paille puis d’humus, puis de fumier et encore d’humus.
5/ Enfin, j’ai recouvert le tout avec la terre de surface que j’avais enlevée.

En hauteur, une butte idéale doit faire dans les 70cm et en largeur, dans les 150 cm, et bordées de 2 tranchées ou chemin suffisamment large pour que vous puissiez vous y poser pour jardiner tranquillement.

Dans les bouquins, les buttes sont bordées de planches pour éviter qu’elles ne s’affaissent et la terre est récupérée des tranchées la bordant.

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En ce qui me concerne, j’ai opéré un peu plus à l’arrache. Ma butte ne fait pas 70cm de hauteur, car je n’avais pas assez de terre. En effet, je n »ai pas creusé les tranchées, car je ne voulais pas que le petit tombe dedans.
Et comme j’avais un peu la flemme, je n’ai pas consolidé ma butte avec des planches. Mais si vous faites les choses dans les règles de l’art, il vous faudra sûrement importer de la terre de l’extérieur pour faire une belle bute. La mienne ressemble donc plus à un monticule de 40 cm de haut, qui a une forme de banane, pour une longueur de 6 mètres au total.

Ça reste donc petit et c’est certain que je ne vais pas nourrir toute ma famille toute l’année avec ça, mais c’est déjà une bonne surface pour apprendre.

En ce qui concerne cette terre de surface redéposée au-dessus de la butte, j’ai commis une belle erreur. Je n’ai pas pris soin de retirer toutes les racines des mauvaises herbes présentes dans la terre. Et je le regrette, car maintenant, c’est la chasse aux mauvaises herbes. J’ai un peu de menthe, de liseron des champs, de chiendent et de pissenlit qui poussent… C’est un peu relou, mais je fais le ménage quand j’ai besoin de me vider la tête.

Enfin, une fois votre butte terminée, il faut la couvrir. Un des principes de la permaculture est de ne jamais laisser la terre à nue contrairement à ce que font les jardiniers traditionnels.

Pour couvrir cette terre, l’idéal est d’utiliser ce qu’on appelle du BRF (bois raméal fragmenté). En gros, ce sont des morceaux d’arbres (branches, écorces, feuilles) qui ont été broyés grossièrement. Cette couche de végétaux à plusieurs avantages…

  • 1/ Elle permet de conserver l’humidité de la butte (et ainsi éviter d’arroser)
  • 2/ Elle nourrit la terre et les insectes (vers de terre) en se décomposant
  • 3/ Elle emmerde les limaces et les escargots
  • 4/ Elle emmerde les plantes invasives
  • 5/ Elle protège du froid

Finalement, votre butte ressemblera un peu au sol d’une forêt.

Et voilà…

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Niveau planning, vous pouvez installer votre bute début septembre ou au printemps. Début septembre c’est l’idéal, car ça permet à la nature de reprendre ses marques avant le printemps (et vos premiers plants)

J’ai ensuite semé de la moutarde mi-septembre 2014 afin d’enrichir le sol. En effet, la moutarde permet de produire de l’azote naturellement. Puis je l’ai coupé avant la floraison, laissant les racines en place et déposant les feuilles sur la butte pour la nourrir .

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Après quand vous récolterez vos légumes, il ne faudra pas déraciner vos plants, mais les couper à la base, pour laisser les racines pourrir dans le sol, et surtout jeter vos épluchures (bio de légumes produits à partir de votre bute, hein, pas les épluchures des trucs achetés en supermarché) directement dessus. Ça va se composter tout seul sur votre butte et nourrir les vers de terre qui labourent pour vous la terre.

J’ai bien sûr décidé de planter uniquement des trucs que j’aime bien. Carottes, salades, courgettes, fraises, radis, oignons… Etc.

Pour les semences, il était hors de question d’acheter les merdes vendues par les mêmes semenciers cités plus haut. Et comme je souhaite préserver le patrimoine génétique, j’ai planté uniquement des variétés anciennes, résistantes et bonnes…

Un pote m’a filé plein de graines et j’ai adhéré à l’association Kokopelli histoire de les soutenir et d’avoir accès aux graines qui sont interdites à la vente.

https://kokopelli-semences.fr/?lang=fr-fr

Ensuite, dans un petit cahier, je me suis fait quelques plans de ma butte pour savoir ce que j’allais planter, à quel endroit de la bute et en quelle quantité.

Et ce n’est pas si simple, car il y a 2 choses dont il faut tenir compte. Premièrement, la rotation des cultures. En effet, en fonction de ce qu’on plante, la terre ne s’épuise pas de la même façon. Comme pour la moutarde, certaines plantes enrichissent le sol et d’autres épuisent plus ou moins vite le sol. Il faut donc découper virtuellement votre butte et chaque année décaler vos plants pour éviter d’avoir par exemple des carottes ou des tomates plantées chaque année à la même place. C’est toute une science, mais c’est passionnant.

Ensuite, l’autre chose dont il faut tenir compte, c’est l’association des plantes. Certaines variétés se détestent et d’autres s’apprécient, car par exemple, elles attirent ou repoussent certains insectes. J’ai par exemple planté des oignons avec les fraises ou du basilic avec mes tomates et courgettes.

Quand je vous disais que c’était une science… Pour savoir ça, j’ai acheté le bouquin suivant qui donne pas mal d’astuces sur les associations intéressantes

Cette année, j’ai donc planté des fraises, des tomates, du basilic, des oignons (fail), des carottes (fail), de la roquette, des haricots, de la moutarde, des salades (fail), des potirons (fail) et des courgettes. Mis à part les quelques fails que je vous ai mis entre parenthèses, le reste a poussé tranquillement et on s’est régalé. Comme je vous le disais, je ne me prends pas vraiment la tête. Je plante, j’arrose si besoin, je désherbe un peu et si ça pousse c’est cool, sinon ce n’est pas grave

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Ah et j’ai aussi planté un peu de maïs, ce qui m’a permis ensuite de le souffler et saler pour l’apéro.

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Je me suis acheté des mini serres comme celles-ci, j’ai fait mes petits plans que j’ai replantés ensuite dans ma butte, et mis en place un tuyau poreux pour arroser facilement grâce à ma cuve de récupération d’eau.

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J’ai aussi installé un petit abri à insecte et dès que je peux récupérer les graines d’un truc, je le fais. Ça me prend 5 min par-ci, par-là et c’est assez ludique. Ce qui est rigolo c’est que je ne me prends vraiment pas la tête. Je plante, ça marche c’est bien, ça ne marche pas, ce n’est pas grave… Me reste la bouffe locale au pire

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Maintenant que l’hiver est là, j’ai déplacé mes fraisiers dans la zone 2 de mon potager, arraché quelques mauvaises herbes, coupé les plants qui restaient et recouvert le tout avec des fougères pour protéger ma butte durant l’hiver.

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Voilà, j’espère que cet article à la fois long et très incomplet vous aura plu. Je dis « incomplet », car c’est un sujet trop vaste pour que je puisse tout vous résumer en 1 article, mais si l’envie m’en prend, j’en reparlerai à d’autres occasions. Ce qui est certain, c’est que même si vous êtes en ville, même si vous n’avez pas le temps, même si vous n’avez pas de jardin (juste un balcon ou une cour), il est possible et très facilement de faire pousser vos propres légumes, fruits ou plantes aromatiques. Il y a des trucs très simples à faire, des tas de petites astuces et de petits bricolages que vous pouvez trouver sur le net ou dans les bouquins qui peuvent vous permettre de faire pousser des tas de trucs sans être forcement expert. Puis, je vous assure que ça vide bien la tête.

Plantez bien !


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Réponses notables

  1. Ça ne m’étonne pas trop que la permaculture et le sujet de l’agriculture en général t’intéresse :D. On est très vite surpris par le taux d’ignorance que l’on a dans un domaine aussi primordial :/. J’attends de pouvoir bouger dans une petite maison pour me lancer, mais je me régal de ce genre d’article.

    Connais-tu Lydia & Claude bourguignon ?

    Je te conseil d’y jeter un oeil, tu n’apprendras peut-être pas grand chose sur la permaculture pour chez toi… Mais on comprends assez vite l’ugence de retourner vers des cultures plus saine et riche en biodversité. Sinon, c’est simple, le sol meurt, les plantes galèrent et sans nourriture… bref ont connaît la suite.
    La France à énormément de chance du côté de ses sols, et nous pourrissons tout :(.

    Un gros Merci pour cet article ! Pour les conseils niveau bouquin et partager ton expérience!

  2. Je trouve ta démarche parfaite. Logique et responsable. Ça donne envie et dès que j’ai un lopin de terre, je crois que je vais m’y remettre.
    Si je peux me permettre, tes fails sont dus au fait que toutes tes plantes ont poussé sur le même sol alors qu’elles n’ont pas toutes les mêmes besoins:
    -oignons= pas d’arrosage
    -carottes= sol sableux, très meuble
    -salades= arroser le plus souvent et régulièrement possible
    -potirons= a besoin d’un substrat très riche

    C’est le BRF qui va amender la terre sur le long terme parsec les épluchures de légume ça fait pas lourd?

  3. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce sont nos grands parents (ceux nés dans les années 20) sont les premiers à avoir usé et abusé des engrais chimiques dans leurs jardin jusqu’à rendre la terre stérile.

  4. salut :smile:
    une amie me fait remarquer, à juste titre, que tu passes un peu vite sur le cas de Kokopelli …

    voici une critique construite de cette asso, qui n’est pas aussi bisounours qu’elle veut bien le faire croire :smile:

    http://lecombatlibertaire.free.fr/?p=165

  5. zorg says:

    Un article jardin dans un blog informatique, mouais ya de l’idéeeeeeeeee
    enfaites non, j’ai pas lu une ligne désolé (m’en fou un peu), merci quand même
    autrement belle barbe continue tu va rattraper le gourou stallman

  6. La permaculture et sa philosophie m’intéresse maintenant depuis quelques temps, j’avoue avoir adoré lors de mes premières lectures sur le sujet ce “hacking naturel”.

    Pour satisfaire madame et ton plaisir pourquoi ne pas faire un mélange dans ton potager de légumes/fruits(tomates, courgettes etc) et de fleurs ?
    Mes allées de tomates sont remplies d’œillets d’inde, de menthe et de basilic.

    Pour ce qui est de la rotation des cultures, un plant de tomate sur l’emplacement d’un autre ne doit pas poser de problème (sauf présence de maladie) si la terre est riche.
    J’ai déjà vu plusieurs fois et j’ai déjà testé (2 fois) la non-rotation des cultures sur une terre riche en humus et cultivée presque toute l’année, je n’ai vu que très peu ou pas de changement au niveau de la récolte.
    Après je n’ai pas tout vérifié mais pour ce qui était des tomates, patates et poireaux aucun changement notable.
    Du moment que la terre est entretenue c’est comme du matériel informatique, tu en prend soin, il te le rend.

    Sur la photo où une tomate est présente je ne vois pas de paillage, est-ce un choix ou un manque de temps ? Le paillis est assez utile que ce soit pour éviter l’arrosage, que les branches et fruits ne touchent pas le sol afin de ne pas développer de maladie mais surtout afin d’éviter une invasion indésirable de “mauvaises herbes”.

    Les mauvaises herbes… sont des amies indésirables :smile:. Pour moi si elles poussent c’est pour améliorer le sol, le rendre plus riche et moins compact. Certes elles gênent visuellement mais ne sont pas vraiment des ennemies.
    Elles peuvent même indiquer ce qu’il manque à ta terre afin qu’elle soit à son maximum en terme de nutriments et de qualité du sol.

    Je suis un peu feignant aussi, j’ai donc opté pour des plants perpétuels que ce soit des poireaux ou des oignons :wink: comme pour l’oseille et se faire un max d’argent - pardon de bonnes sauces -.

    En tout cas, ta terre est d’un très beau noir, bon signe :sunglasses:.

  7. Mouais. Ce n’est pas avec ces idées qu’ont va nourrir la Terre entière. Ah ces écolos…

  8. Super content que tu t’y sois mis avec autant de conviction. Bravo tonton !
    Bon courage pour équilibrer ton jardin, les ravageurs et les maladies, c’est pas facile à gérer en jardinage 100% naturel.
    Chez moi, j’ai surtout des soucis avec les gastéropodes. J’ai tout essayé, il n’y a que le féramol qui marche (surtout pas de granulés au métaldéhyde, ça tue les prédateurs tel que le hérisson). Pour les maladies, les huiles essentielles sont pas mal.
    Sinon, connais-tu les EM (micro-organismes efficaces) ?

    À quand un wiki ? lol!

  9. je vois bien le genre gaucho écolos bobo :wink:

    bravo n’empeche c’est courageux !

  10. Vive la hugelkultur tu peux aussi t’amuser a faire ou acheter les goellette de chataigner hein (tout le monde n’habite pas a coté d’un bois), des plessis medievaux. et ça en plus d’etre cool et d’elever ta surface hors terre en faisant des “lasagnes” a base d’ortie, terre, dechet de tonte (mais aussi des “activateurs” comme la mélasse par ex ou du sucre !), etc tout ce que tu vaux tant que tu mélance suffisament pour pas faire du slime (j’ai oublié le nom mais de la bouillie de truc que t’entasse et qui devient gluant), attirera telle petite abeilles par plantes meliferes, ta copine dans le potager, parceque le kawai c’est cool aussi en plus d’avoir un potagé qui se fait tout seul (en plus de ramener microcosmos sur des sols parfois bien inertes) beh c’est la vie et ça ramene la vie avec toi. Et pis les buttes, la premiere année c’est pas mal mais les années suivantes… tu verras :slight_smile: (pis tu peux aussi remettre au fond de tes trous quand tu rempotes un peu d’orties hachées…)

    prochaine étape le purin d’ortie et de consoude, mais tes voisins vont pas trop aimer ! qui sait ?
    et un conseil moi la première année j’ai fais trop monoculture : faut y mettre aussi des plantes meliferes pour attirer des amis du jardin et plein de petits autres qui se combinent bien et apporte en diversité, les plantes communiques leurs nutriments par le mycelium, chacune a ses points forts faibles et pas mal d’associations sont reconnues… et pour reprendre les mots d’une dame assez baleze dans le domaine “le mycelium c’est l’internet des plantes” donc faut se faire son experience et apporter de la richesse par la diversité aussi, le tout toujours adapté et réfléchi au terrain exposition ! pas simple mais un des meilleurs jeu sans fin possible (par ex l’oignon aide les tomates a se defendre contre les maladies cryptogamiques…)

    pis ecoutons pas ce qui voient pas le rapport, d’autant plus que bon on est toujours agreablement surpris contrairement a de la depan informatique, la parfois ça s’explique pas et ça marche ça fait du bien, et un peu de positif dans la vie en plus c’est pas de refus, bizarrement plus mon potager tourne et j’apprends plus je développe de la patience pour tout… hacking is a way of living…

    et creuser 20cm hein chapô bas, je crois que bcps de gens se rendent pas compte de ce que ça represente de faire la base, creuser, becher, decouper des essences, pailler etc… surtout selon le sol (moi j’ai des centaines de kilos de pierres a fossiles calcaires dans le dos) et les arbres que t’as dans le coin…

    un truc qui peut te faire gagner pas mal de temps comme outil : http://fr.jardins-animes.com/fourche-ecologique-becher-guerilu-dents-p-575.html

    quand t’as le coup avec tu l’as plus dans le dos ! l’avantage tu detruis moins le sol avec ça qu’avec une beche…

    ha et dernier truc ! hesite pas recup les graines des fruits tardifs et apprends a archiver tout ça :smile:
    puis le temps venu faire germer et replanter, moi je fais ça sans serre donc j’ai des tomates apres tout le monde mais mes graines adaptent leur genetique et du coup elles s’habituent, j’ai fais ainsi des jeux de test avec par ex des tomates non arrosées sur plusieurs generations, en selectionnant les pieds… du coup je pars en vacances et je reviens et elles sont pas mortes celles là ! Et c’est prolifique… Quand tu achetes des graines elles ont un ancrage territorial et des conditions d’élevage spécifiques… un sol des nutriments l’arrosage mais aussi elles ont parfois vécu des maladies, et s’en sont sortis ! Les tiennes von s’adapter avec le temps a ton contexte et tes soins (merci le purins preventifs) les meilleures graines ce seront les tiennes, a partir de la 2eme ça commence et la 3eme generation tu vois bien la diff… (et ça t’occupe en automne et au printemps pour gerer tout ça, un simcity dans la vraie vie)

    amuse toi bien, y’a rien de mieu que de retourner devant un ordi quand on a passé un peu de temps dehors et vice versa, l’un apporte a l’autre et vivre avec cet antagonisme soit disant, beh franchement… ça fait du bien a la caboche !

  11. ceb says:

    Pour l’hiver y a le choux feuille qui resiste bien au froid, qui le fait bien en salade.
    Autrement ya les epinards natures tout frais en salade c’est le top (rien a voir avec les epinards cuits). Un ptit tour dans le jardin, tu casses 4,5 feuilles et ca repousse tout seul!!

  12. sybill says:

    bonjour

    lz hasard m’a mené ici et j’y ai trouvé intérêt car tu parles de tes débuts en PERMACULTURE , ce qui est le cas pour moi mais seulement depuis juillet de cette année

    je laisserai le mot “PERMACULTURE” de côté ,(car il réunis tellement de choses ,allant jusqu’a l’habitat, les rapports humains etc etc etc ) pour ne parler que de la technique , donc a part le mot HUGUELKULTURE j’aime employer surtout celui de “culture naturelle ou synergique” ce qui est exactement ce que nous faisons (ou essayons de faire )

    le fait de se pencher sur ce sujet nous amène inévitablement a se renseigner sur le net et a y découvrir un monde oublié , des valeurs qui ont disparues et donc on a plein de choses a apprendre ou a se révolter d’ou l’association entre la culture et l’informatique

    j’ai depuis le départ fait de nombreuses photos et je suis pret a les partager avec toi ainsi qu’infos , conseils , astuces etc etc etc car il y a aussi l’esprit de partage , convivialité et observations qui sont dans le packedge de ce genre de jardinage,

    je reste donc dans l’attente de ta réponse si tu penses que ce serait bien de se connecter

    a plus

  13. raj says:

    merci pour le lien…

    On est passé de 2 Tonnes de vers à moins de 100 kg par hectare en 40 ans !!!

  14. Hello les gens…
    Bon, suis jardinier depuis 15 ans, attaché à laisser la nature faire son oeuvre sans se prendre le chou avec des techniques qui, par “nature”, ne sont pas naturelles…
    J’ai bossé en ville, en pleine campagne, aux abords des rivières, dans des espaces plus ou moins naturels.
    La leçon est : laissez faire la nature.
    Quand j’ai aménagé en Poitou Charente après 50 ans de vie francilienne, j’ai “hérité” d’un début de potager mal fagoté et attaqué de toutes parts par des envahisseurs à 6 ou 8 pattes voire sans pattes du tout, et par des végétaux aussi indésirables que le liseron des champs et les chardons.
    Pendant plus d’un an, j’ai laissé faire la nature tout en la contrôlant avec mes petites mains (on arrache patiemment le liseron, on scalpe les chardons, on arrache les ronces… ça les fatigue, ils ne pousse plus).
    Résultat : la haie est un refuge à merles qui dézinguent les escargots bouffeurs de fraise. Les piafs fouillent dans mes déchets de tonte répandus au pied des framboisiers et se tapent les pucerons des pommiers au passage.
    Quelques rosiers chassent un bon nombre d’indésirables.
    Les pommes sont piquées par les carpocapses mais ça occupe les piafs qui batifolent sur ma pelouse pas désherbée et je peux croquer les pommes avec la peau.
    Les pucerons ne sont pas fiers car peu traits par les fourmis que se font toper par d’autres prédateurs.
    Les larves de coccinelles cavalent sur les banches des pommiers,
    Pour la 1re fois de ma vie, je vois des phasmes et des mantes religieuses. Mes 4 stères de bois sont un refuge à toute sorte de larves et araignées qui font leur job en toute tranquillité.
    Précision : j’ai 50 m2 d’espaces verts et 35 m de haie sauvage. Pas de quoi être fier, mais l’en faut peu pour que ça fonctionne tranquille…
    Mais bon, c’est mon avis, et je le partage…
    Sergio @ qui n’emporte pas de travail à la maison

  15. Pour le motoculteur, si on essaie d’imiter la nature c’est loupé.

    Dans la nature le motoculteur n’existe pas, ce sont les racines et vivants du sol qui font tout le travail que cette machine fait. De plus il détruit toute la faune terrestre en remuant et surtout tue les vers de terres.

    Après c’est vrai qu’à un moment ou un autre suivant la façon de jardiner le travail du sol peut être nécessaire… ou pas pour les plus puristes.

  16. Il ne s’agit pas d’utiliser un motoculteur chaque année mais de remplacer la phase de terrassement manuel par un OUTIL qui évite de s’épuiser inutilement. De toutes façons les vers de terre, rares dans un sol compacté seront dérangés ou tués par une bêche aussi, simplement pas le dos du jardinier!
    Ensuite la grelinette suffira largement, en effet!

    Comme le résultat ici est un plate-bande bien amendée, autant qu’elle soit prête rapidement, sans trop d’efforts et avec un résultat plus régulier et plus plaisant pour madame aussi.
    Quand c’est beaucoup plus facile, on a plus tendance à en faire assez, assez large, à peu près droit, voire une ou deux planches de plus ou jusqu’au mur pour y planter des arbustes (qui peuvent fournir des fleurs, fruits feuilles et BRF)

    Ou as-tu lu qu’il s’agit d’imiter la nature? Il s’agit de la “guider” pour l’utiliser et s’en nourrir (pas seulement spirituellement)!
    C’est pas Koh Lanta, dans la nature en trois jours on est tous morts! :wink:

    J’ajouterais que j’ai utilisé cette méthode “au pif” il y a près de 20ans pour modifier en une fois la structure et vie d’un sol (moins de BRF alors, les broyeurs étaient rares mais du copeau de chêne gratos en masse) et que comme ça a marché d’une façon surprenante, j’ai continué…
    En effet c’est la démarche inverse de la tienne :wink:

  17. Ahahah tu veux pas passer plus de 20minutes pour ton jardin mais trouve normal que des humains désherbe à la main[quote=“Korben, post:1, topic:1984”]
    Les populations déjà très pauvres qui avant travaillaient dans les champs pour désherber
    [/quote]

    Non le désherbage mécanique tu connais? . Sérieux même après 1 ou 2 ans, tu vois très bien que désherber manuellement c’est une perte de temps.

    Soit parce que tu es souvent à la maison, soit parce que ta femme t’aide, ou que tu as un arrosage automatique, parce que sinon ça bouffe un temps énorme sans pour autant en valoir la peine en retour (ok les légumes sont bon) mais faut pas s’être fait voler le tout par des nuisibles 1 jour après.

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