Dans son discours de "bonne année mes amis" au monde de la culture en fin de semaine dernière, notre président vénéré a déclaré :

"Je vous le dis, si ça ne suffit pas, je suis prêt à aller plus loin. Et indépendamment des avertissements, la Haute Autorité devra concevoir en permanence les solutions les plus modernes pour protéger les œuvres. Mieux on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage.

Boudiou !

Et hier, ah-ah, j'ai suivi (quand ça fonctionnait) la petite conversation qui a eu lieu à La Cantine pour la sortie de Tweest, avec entre autre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui suite à une question de l'ami Fabrice Epelboin, a certifié devant les caméras que, en gros, NON NON NON, le filtrage que le gouvernement souhaite mettre en place, ne concernera que les sites pédophiles. Il n'en est pas possible autrement

Hmm...Hmm... Comment vous dire....

SERIEUX, les politico-n00b, vous ne pourriez pas vous mettre d'accord avant, histoire de ne pas enflammer le débat encore plus ?? C'est vraiment jouer avec les nerfs des gens qui s'inquiètent pour leur vie privée, menacées par vos dérives mentales.

Bon, cela dit, on risque d'avoir un gros problème d'argent en France, car en plus de financer Johnny et Sardou avec nos impôts, on va devoir payer pour ce filtrage qui si j'en crois The Internets (allez lire cette page, c'est passionnant), partirait plutôt vers une techno baptisée DPI pour Deep Packet Inspection. En gros, big brother regarde les packets qui transitent sur le réseau et censure/filtre ceux qui ne lui conviennent pas.

Le gros hic de cette techno en plus des problèmes habituels d'engorgement du réseau et de contournement possible même pour un enfant de 3 ans (j'ai failli écrire : un pédophile de 120 ans), c'est le PRIX ! Oui, ça va douiller car pour filtrer 2000 sites sur une black list, ça coutera 140 millions pour 3 ans !

Ouh Pinaise !

Va falloir en faire des opếrations pièces jaunes pour financer l'Hadopi.

Rendez vous quand même bien compte que si l'Etat Français met en place un filtrage de ce type, elle saura exactement qui va voir quel site. Donc potentiellement espionner ou bloquer n'importe qui, malgrès le fait que c'est censé fonctionner uniquement pour les pédophiles.

Bref, qui peut avoir confiance en l'Hadopi et en nos politiciens ? Qui les surveille d'ailleurs ? Il y aura des débordements, c'est sûr. Quand le filtrage sera en place (uniquement pour les pédophiles, hein) et que profitant d'un fait divers qui fait larmoyer la France entière, notre petit président pêtera un neuronne et décidera d'étendre le filtrage à tout un tas de site (genre les sites de gens avec des casquettes ou les sites de gens qui l'ouvrent un peu trop ou que sais-je encore...) et bien faudra pas qu'on vienne se plaindre.

Soyez bien conscient que la pédophilie est une sombre excuse utilisée depuis des années pour faire passer ce genre de choses, destinées à contrôler le citoyen. Aux USA, ils ont eu les attentats pour mettre en place le Patriot Act... En France on a Fourniret et ses pôtes pour faire passer la loppsi ou le filtrage type DPI. Bref, c'est la fête quoi.

Avec 140 millions, ils feraient mieux d'embaucher des policiers qui feront ce travail d'investigation et d'interpellation des pédophiles... Mais le gouvernement s'en bat les roubibis de la pédophilie. Ils veulent juste pouvoir filtrer les casses couilles comme les pirates qui font perdre des sous aux majors, ou pourquoi pas les opposants au régime politique en place.

Vous n'y croyez pas ? Ça serait trop gros ? Ils n'oseront pas ? Mais ouvrez les yeux car depuis quelques années, ils font tout pour arriver à cela et Hadopi, Loppsi et toutes ces conneries ne sont que la face emergée de l'iceberg.

Internet leur casse les couilles car cela représente, selon moi, un espèce de contre pouvoir autement plus inquiétant que tous les partis de gauche de la terre et ils veulent juste lui passer une muselière. Fin de l'histoire !