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Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

Depuis l’affirmation des campagnes #MeToo et #BalanceTonPorc, c’est l’hécatombe parmi les harceleurs, agresseurs sexuels et autres violeurs et petites raclures misogynes. Des grands noms de la TV, des patrons, des artistes, des youtubeurs… etc. se retrouvent mis devant leurs actes par, principalement, des femmes qui courageusement osent témoigner. Le plus souvent au péril de leur carrière, de leur réputation, voire de leur famille et qui au passage se ramassent une shitstorm gratuite sur les réseaux sociaux par d’autres débiles de la même espèce.

Jusqu’à présent, le monde de la tech avait été relativement épargné. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’agresseurs sexuels, de misogynes, d’homophobes ou de transphobes parmi les figures de la Silicon Valley ou dans le joyeux monde des startups françaises.

D’ailleurs, l’univers du logiciel libre, hyper masculin d’ailleurs, est en train de vivre un épisode de ce genre. Dans une lettre ouverte que vous pouvez retrouver ici, des dizaines d’activistes et de développeurs du libre pointent du doigt quelqu’un que nous connaissons bien : Richard M. Stallman (RMS).

Dans cette lettre, les signataires soulignent le comportement déplacé de RMS : misogyne, transphobe, validiste (ça veut dire qu’il discrimine les gens vivant un handicap) et j’en passe… Et comme le plus célèbre des barbus est de retour dans le conseil d’administration de la Free Software Foundation, et bien ça coince. Les signataires considèrent qu’il y a eu suffisamment de tolérance envers les idées et le comportement répugnant de RMS, et que cela ruine leur travail et les valeurs qu’ils essayent de transmettre à travers le logiciel libre.

Richard M. Stallman qui réfléchit
« J’ai des soucis les kheys… »

Ils exigent donc que l’ensemble de ce conseil d’administration soit révoqué et que RMS soit démis de toutes ses fonctions de direction y compris dans le projet GNU. Dans cette lettre, les signataires réaffirment leurs croyances en la liberté et la protection des utilisateurs de logiciels, et expliquent que cela est indissociable de la protection des droits humains fondamentaux.

Nous, les soussignés, croyons-en la nécessité de l’autonomie numérique et au rôle puissant que joue la liberté des utilisateurs dans la protection de nos droits humains fondamentaux. Afin de réaliser la promesse de tout ce que la liberté logicielle rend possible, il doit y avoir un changement radical au sein de la communauté. Nous croyons en un présent et un avenir où toutes les technologies donnent du pouvoir aux gens, et non les oppriment. Nous savons que cela n’est possible que dans un monde où la technologie est construite pour respecter nos droits à ses niveaux les plus fondamentaux. Bien que ces idées aient été popularisées sous une certaine forme par Richard M. Stallman, il ne parle pas en notre nom. Nous n’approuvons pas ses actions et ses opinions. Nous ne reconnaissons pas son leadership ni celui de la Free Software Foundation telle qu’elle existe aujourd’hui.

Extrait de la lettre ouverte demandant la révocation de Richard M. Stallman.

Évidemment, de nombreux comportements et propos déplacés de Richard M. Stallman ont été relevés et sourcés sur cette page.

RMS a l’habitude de maltraiter les femmes et de les faire se sentir mal à l’aise, en danger et malvenues. Pour les incidents liés à RMS et au MIT, veuillez consulter : https://selamjie.medium.com/remove-richard-stallman-appendix-a-a7e41e784f88.

Les opinions de RMS sur le viol et les lois sur a pédophilie ont été discutées publiquement à l’automne 2019, lorsque Selam G a écrit à leur sujet. Le moment où Stallman aborde les accusations selon lesquelles Marvin Minsky a agressé sexuellement l’une des victimes du trafic de Jeffrey Epstein (Virginia Giuffre) est particulièrement glaçant :  » mais le scénario le plus plausible est qu’elle s’est présentée à lui comme entièrement consentante « .

RMS dénonce le fait qu’il ne s’agit pas d’une  » agression sexuelle  » car  » « agresser » suppose qu’il a appliqué la force ou la violence  » alors que le rapport discuté  » ne dit rien de tel. Plutôt que d’en discuter davantage, concentrons-nous sur son site Web personnel, où il partage également son point de vue sur le fait que les mineurs sont « tout à fait consentants « .

Il fait régulièrement et à plusieurs reprises des commentaires sur « la loi malhonnête qui qualifie les relations sexuelles avec des adolescents de « viol » même s’ils sont consentants ».

Il compare la loi américaine à la loi soudanaise en disant que « les lois américaines qui définissent le « viol » comme incluant les relations sexuelles volontaires avec des personnes de moins de X ans (où X varie) » et que « les deux lois dénaturent la signification du mot « viol » ».

Au sujet d’une femme ayant des relations sexuelles avec un mineur, il a déclaré : « J’aurais aimé qu’une femme séduisante m’ait « abusé » de cette façon lorsque j’avais 14 ans ». Il a abordé directement la question de la pornographie infantile en déclarant que « la réalisation de telles photos devrait être un crime, et l’est, mais ce n’est pas une raison pour interdire la possession de copies de ces photos ».

Il a défendu la pédophilie, en général, en disant qu’il y a peu de preuves pour justifier l’hypothèse répandue que la participation volontaire à la pédophilie fait du mal aux enfants ».

En 2015 et 2016, RMS a publié trois messages sur son site Web au sujet du syndrome de la Trisomie 21. Il a recommandé que, si une personne découvre qu’elle est enceinte et que l’enfant est testé positif pour le syndrome de la Trisomie 21, « la bonne ligne de conduite pour la femme est d’interrompre la grossesse ».

Il a qualifié de « perverses » les personnes qui décident de « porter à terme des fœtus atteints du syndrome de Trisomie 21 » et a déclaré qu’il n’y a « rien de vertueux » à « [augmenter] le nombre de personnes atteintes du syndrome de Trisomie 21 ». « Il a également déclaré que « lorsqu’un fœtus est atteint de trisomie 21, il faut l’avorter et réessayer ». Au moins une fois, RMS a comparé le fait d’avoir un enfant atteint de trisomie 21 au fait d’avoir un animal de compagnie.

RMS a passé des années à mener une campagne contre l’utilisation correcte des pronoms des personnes. Il s’agit d’une transphobie mal déguisée. Dans la publication originale des directives de communication de GNU Kind, il a déclaré  » il existe plusieurs façons d’exprimer la neutralité de genre dans les pronoms singuliers de la troisième personne en anglais ; vous n’êtes pas obligé d’utiliser ‘they’ « . Ce texte a depuis été mis à jour, mais il est toujours transphobe. La page principale de son site Web inclut la déclaration suivante :  » ‘They’ est pluriel – pour les antécédents singuliers, utilisez des pronoms neutres de genre singuliers « .

Ce qui est reproché à Richard M. Stallman.

J’avoue que je découvre cette facette de sa personnalité. Pour ma part, je connaissais juste son côté extrême libriste et comme je ne suis pas son blog, je ne savais pas qu’il était de la #TeamTrash.

Évidemment, les soutiens de Stallman qu’on reconnaît parce qu’ils ont du poil sur le nez, s’évertueront à discuter des détails, à réclamer du contexte, à tordre la sémantique des ses propos et ce genre de conneries, mais la réalité reste la même : Le mec a visiblement les idées au ras des pâquerettes quand on parle d’humains et la même tolérance qu’un parpaing vis à vis de la différence. C’est triste.

Espérons quand même que cette lettre fasse son petit effet et que la FSF fasse le ménage parmi son conseil d’administration aux idées de l’ancien monde. Je ne comprends même pas comment tu peux passer ta vie à promouvoir des valeurs d’ouverture du logiciel libre et être aussi fermé vis-à-vis des femmes, des trans et des handicapés. Puis visiblement, il a un certain intérêt pour les ados et ça me fait froid dans le dos.

Si vous êtes défenseur du logiciel libre et que vous voulez soutenir cette initiative, envoyez un email à digitalautonomy[at]riseup.net ou faites un petit pull request ici.

En tout cas je suis content de voir que ça bouge de ce côté là. C’est insupportable ces comportements, ces phrases, ces regards, cette connivence qui n’ont qu’un seul but, maintenir la domination d’un groupe sur d’autres humains hors de ce groupe. Et peu importe le statut du porc débusqué et à quel point je l’apprécie ou pas, mon soutien ira toujours à la victime qui ose se lever contre son agresseur 💪.

Merci à Lætitia pour l’info !


Amateurs de Raspberry Pi, avez-vous entendu parlé du Raspberry Pi Pico ? Il s’agit d’une carte utilisant une puce RP2040 développé par Raspberry Pi. Cette puce se compose d’un processeur dual core ARM Cortex-M0+ équipé de 264 KB de RAM, d’entrées et de sorties et d’un port programmable.

Ainsi vous pourrez prototyper des projets plus électronique avec du code en C ou en MicroPython.

Si je vous parle du Pico aujourd’hui, c’est pour vous indiquer l’existence de l’outil Piper Make qui permet de concervoir des programme en MicroPython pour ce Rpi au travers d’une interface fonctionnant par blocs similaires à ce qu’on peut trouver dans Scratch.

Vous glissez déposez, vous renseignez les valeurs qui vont bien puis vous connectez la carte Pico pour y déployer votre programme. Piper Make est gratuit, fonctionne sous Chrome et Edge.


Aujourd’hui, je vais vous présenter un site que j’aime beaucoup. Il n’est pas nouveau, mais je n’en avais jamais parlé, c’est donc l’occasion de le faire. Dans mes jeunes années de passion fougueuse avec l’informatique, Internet n’existait pas encore vraiment et le seul moyen de s’informer sur la tech et les jeux vidéos, c’était la presse papier. J’étais lecteur de Joystick, PC Team, du Virus Informatique, Dream / Login, Linux Pratique et bien d’autres…

Un régal. Puis Internet est arrivé et malheureusement, tout ce que je lisais ensuite dans les magazines, je l’avais déjà lu 3 mois avant sur le net. J’ai donc continué à lire uniquement PC Team parce que j’adorais l’humour et les chroniqueurs et je lisais plus ça pour passer un bon moment que pour m’informer.

Aujourd’hui, en 2021, la presse informatique a bien été décimée… Il reste des magazines spécialisés en sécurité, en Linux ou en développement qui sont très cools, mais globalement, pour la plupart des titres, c’est devenu de la presse pour senior sous Windows, pour script kiddies, gamers kikoolol ou pour les décideurs informatiques qui n’ont plus le temps de se documenter pour savoir comment dépenser leur budget.

Heureusement, si vous êtes nostalgique de cette époque et des magazines de votre jeunesse, il existe le site Abandoware Magazine qui comme son nom l’indique regroupe des scans de magazines tragiquement disparus. Il y a bien sûr à boire et à manger, mais j’ai eu beaucoup de plaisir à refeuiller des PC Team, replonger dans Joystick ou encore Nintendo Player qui était mon magazine de chevet à l’époque.

Vous verrez, certaines couvertures vous rappelleront de bons souvenirs. Il ne faut pas non plus oublier que certains de ces magazines étaient vendus avec un CD ou une disquette, et que c’était le seul moyen que j’avais à l’époque de récupérer des logiciels à jour ou de découvrir des nouveautés. Ce qui est ouf, c’est que Abandonware Magazine propose également les ISO de ces CDs… Génial si vous voulez retrouver d’anciennes versions de certains logiciels.

Puis dans un autre registre, sachez qu’il existe aussi Abandonware Video qui regroupe des tas d’émissions et de vidéos autour de la tech et des jeux vidéos, qui étaient également diffusés à la TV, avant finalement que le numérique devienne grand public. Qui se souvient d’ailleurs de Cyber Culture sur Canal+ ou encore de la fameuse Nuit Cyber ?


Je ne sais pas si parmi vous il y a des artistes qui vivent de leur musique, mais je sais que 100% d’entre vous écoutent de la musique ! Ça tombe bien puisque j’ai un super projet à vous présenter. Il s’agit de Audius, une plateforme de streaming qui permet aux musiciens de se passer d’intermédiaires.

En gros, c’est comme Spotify ou Deezer sans les majors et autres intermédiaires suceurs de droits d’auteur. Il faut savoir que l’industrie musicale génère chaque année 43 milliards de dollars et que seulement 12% vont aux artistes (source). C’est pas ouf… Mais Audius compte bien changer la donne en permettant aux artistes de publier leur musique, acquérir une fan base par eux-mêmes et bien sûr monétiser leur art grâce à un token (blockchain $AUDIO).

La blockchain en question permet de suivre les droits d’auteurs, la répartition des revenus, ce qui facilitera le paiement des artistes et de ceux qui travaillent avec eux mais également qui permettra à d’autres artistes de publier des remix de morceaux et de passer tout ça en revenu sharing. Comme la plateforme est décentralisée, Audius a besoin également de nodes qui sont là pour valider les transactions et héberger le contenu (ça utilise le protocole IPFS + l’extension AudSP) et qui seront également récompensés.

Audius est donc un site / une app de streaming mais également un service proposé aux artistes et toute une économie qui si elle décolle risque de rendre obsolètes les intermédiaires entre les artistes et leur public.

Évidemment, tout cela est open source. Le projet me plait beaucoup alors j’ai même commencé à uploader ma musique dessus. Peut-être que j’enverrai promener Soundcloud bientôt 🙂


Google qui aime jouer avec les technos web propose actuellement AR Synth, une expérience qui vient en complément du Chrome Music Lab et qui vous permet de placer des synthés en réalité augmentée et de faire de la musique comme un champion.

Développé avec du WebXR,  Réalité Augmentée,  Three.js,  3D,  Web Audio API,  Javascript,  WebGL, l’expérience vous propose 5 classiques du monde des synthétiseurs comme le Memorymoog, le ARP Odyssey, l’Akai S900, le Fairlight CMI et même un Roland CR78 pour les drums.

Et avec l’appli mobile en réalité augmentée, vous pourrez même poser les instruments dans votre salon.

C’est rigolo à tester, mais ça ne remplacera pas non plus mon Ableton Live et mes VST de synthé, faut pas déconner. Toutefois en techno full web, c’est toujours impressionnant à voir. Peut-être que la prochaine version de FL ou d’Ableton sera vendue sous la forme d’un abonnement à un site web. L’horreuuuuuur.

Puis dans le même genre, vous avez également la drum machine de Google qui vous permet de faire des loops de drums avec tout un tas de sons très originaux.


Mes gazouillis

📣 En live : 🚀 Et bon lundi ! Ce matin, on cause harcèlement téléphonique, cryptomonnaie, Tik Tok et Tech ! !… https://t.co/WoUO77vfSv
L'Union européenne classée deuxième responsable de la déforestation dans le monde https://t.co/mboIIEmmDZ #kbn