Des cellules souches pour réparer la moelle épinière, c’est enfin une réalité

par Korben ✨ -

Vous le savez, j’aime la science, surtout quand elle apporte de bonnes nouvelles comme celle que je vais vous raconter. Et croyez-moi, elle vaut son pesant de midichloriens.

Jusqu’à présent, quand on subissait une lésion de la moelle épinière, c’était game over pour la mobilité. Une fois la colonne endommagée, c’était comme un câble réseau sectionné : plus de signal entre le cerveau et les membres.

Résultat, la paralysie permanente, un fauteuil roulant, et une vie complètement bouleversée.

Mais une équipe de chercheurs japonais de l’Université Keio a réussi un truc complètement dingue : réparer ce “câble nerveux” grâce à des cellules souches pluripotentes induites (iPS). Et oui, on n’est pas loin de la régénération façon Wolverine, mais en version réaliste et médicalement validée.

Mais alors comment ont-ils fait ça ?

C’est à la fois simple en théorie et incroyablement complexe en pratique.

Ces cellules iPS, c’est la pierre philosophale de la médecine moderne. Inventées par Shinya Yamanaka (Prix Nobel 2012), elles sont créées en reprenant des cellules matures ordinaires et en leur faisant un lavage de cerveau pour qu’elles “oublient” leur spécialisation.

Pour cette étude, les chercheurs ont alors transformé ces cellules iPS en cellules souches neurales, c’est-à-dire celles qui peuvent se développer en différents types de cellules du système nerveux. Ils ont ensuite injecté plus de 2 millions de ces cellules directement dans la moelle épinière de 4 patients soigneusement sélectionnés.

Notez que le timing est crucial ici car tous les patients avaient été blessés entre 14 et 28 jours avant l’opération. Pas avant, pas après. Cette fenêtre temporelle semble être la fenêtre idéale pour que les cellules puissent s’intégrer efficacement.

Et après un an de suivi, deux patients sur quatre ont montré une amélioration significative de leur fonction motrice. L’un d’eux, un homme âgé, victime d’un accident, peut maintenant se tenir debout sans support et commence même à remarcher. Pas encore de sprint pour les JO, mais c’est déjà une révolution pour quelqu’un qui était censé rester paralysé à vie.

Le plus rassurant, c’est qu’aucun effet secondaire grave n’a été observé pendant toute cette période. Quand on sait que ces thérapies cellulaires peuvent parfois provoquer des tumeurs ou des réactions immunitaires catastrophiques, c’est un sacré soulagement.

On est encore loin d’une solution universelle, bien sûr car l’équipe du professeur Hideyuki Okano (qui dirige la recherche) doit maintenant passer à un essai clinique plus large pour confirmer ces résultats très encourageants. Et vous vous en doutez, le processus de création et d’implantation de ces cellules reste extrêmement complexe et coûteux.

Mais c’est quand même un pas de géant dans la bonne direction. On parle quand même de réparer la moelle épinière et pas juste de soulager les symptômes ou de proposer des solutions de contournement comme des exosquelettes.

Évidemment, comme toujours, ce genre d’annonce est à prendre avec des pincettes car même si ça semble fonctionner, ce n’est pas encore généralisable tout de suite. Mais c’est quand même une bonne nouvelle, parce que le seul truc qu’on avait jusqu’à présent comme perspective, c’était un Neuralink d’Elon Musk.

Et franchement, entre dépendre d’une puce cérébrale qui vous transforme en terminal Starlink sur pattes, soumis aux lubies d’un milliardaire chelou… ou attendre que vos propres cellules réparent naturellement votre moelle épinière, le choix est vite fait, non ?

Donc même si on est encore loin de voir cette thérapie disponible dans tous les hôpitaux, c’est le genre d’avancée qui me fait apprécier de vivre à notre époque. Parce que guérir l’inguérissable, c’est quand même sacrément classe !

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