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Edito du 09/10/2018 – Rendez-vous aux Assises de la Sécurité (Monaco)

Salut les gens,

ça faisait un bail que je n’avais pas changé ce petit édito. L’occasion de vous donner quelques nouvelles…

Alors côté blog, je suis en mode croisière, écrivant quand le temps me le permet. J’aimerai évidemment faire plus mais les sujets qui m’interpellent ne sont pas légions et j’ai pas mal de déplacements, ce qui rend tout de suite beaucoup plus compliquée tout cela.

Niveau déplacement, j’enchaine depuis la rentrée. Et cette semaine je serai à Monaco pour les Assises de la Sécurité. Si vous souhaitez qu’on s’y croise, passez moi un petit mail. J’essayerai de vous faire quelques vidéos et interviews.

Concernant YesWeHack, j’y passe tout mon temps et ça commence à payer. Nous avons ouvert des bureaux en Suisse, nous avons de plus en plus de programmes de bug bounty qui passent en public et nous travaillons avec de plus en plus de sociétés. Bref, ça roule. 😉

Niveau perso, pas beaucoup de temps non plus pour faire tout ce que j’aimerai mais mon moment glorieux de la semaine a été quand j’ai réussi à réparer mon projecteur BenQ. Ce dernier avait un ventilo HS que j’ai du changer. Et en démontant la bête, j’ai désoudé un connecteur sur le contrôleur infrarouge présent en façade (pour la télécommande). Ouin. Heureusement, quelques soudures plus tard, c’était réparé.

Et le moment fail de la semaine, c’est que je me casse la tête avec un thermostat SRT321 (z-wave) qui ne se comporte pas du tout comme prévu avec ma box Jeedom. Re-Ouin.

Voilà pour les petites news.

J’espère que vous allez bien et que tout roule. Et au plaisir de vous croiser sur le net ou IRL.

K.

Parce que la sécurité est un processus et pas une fin en soi, il est important de l’intégrer à tous les niveaux de son applicatif, de manière continue et pas simplement quand on y pense ou à la fin, quand c’est l’heure de releaser.

Évidemment en phase de production / pre-prod / test cela se fait avec des outils comme le Bug Bounty. Et en amont, durant les phases de développement, cela peut se faire en formant les développeurs à coder de manière sécurisée et aussi avec des outils d’analyse de code comme ce que propose GuardRails dont je vais vous parler dans cet article.

GuardRails est une application Github gratuite capable d’analyser automatiquement les pull requests de tous vos dépôts publics ou privé. Lorsqu’il détecte un problème liés à la sécurité dans le code, il vous avertit et charge à vous de le corriger ensuite.

Évidemment, ça ne remplacera jamais une recherche de vulnérabilités faites par des experts (Bug Bounty FTW) mais cette approche est intéressante, car elle est un complément, permettant de surveiller son code à chaque fois qu’on le pousse sur le serveur Git. Cela évite de se faire embourber en cumulant les petites négligences.

GuardRails s’installe en un clic sur Github en passant par ici.


Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais le 23 décembre 2015, environ 230 000 Ukrainiens ont été plongés dans le noir suite à une coupure d’électricité gigantesque.

La particularité de cette coupure de courant est qu’elle a été provoquée par un malware identifié sous le nom de BlackEnergy.

Ce cheval de Troie découvert la première fois en 2007 était, à l’origine, capable de faire du DDoS, du renseignement et des attaques destructrices. Puis vers 2014, il a été enrichi de modules permettant de cibler SCADA et ainsi prendre la main sur les systèmes de contrôle industriels (ICS).

Transmis à l’aide de phishing et infectant le réseau du fournisseur d’énergie ukrainien, Prykarpattya Oblenergo, BlackEnergy a été pris très au sérieux par les enquêteurs. C’est la première fois qu’un malware avait un tel impact stratégique sur la population d’un pays.

Peu après BlackEnergy, ce fut au tour du malware Industroyer de frapper, provoquant une seconde coupure majeure de courant dans la capitale ukrainienne en 2016. Au même moment, apparaissait alors un groupe d’APT (Advanced Persistent Threat) baptisé TeleBots.

TeleBots est aussi connu notamment pour être à l’origine du malware KillDisk qui a frappé plusieurs institutions financières, mais aussi, d’après ESET, à l’origine de NotPetya qui a paralysé de nombreuses entreprises en 2017 (Fedex, Merck, Maersk mais aussi Durex) provoquant pour un total de 10 milliards de dollars de dégâts.

Mais là où il y a du neuf, c’est que TeleBots est aussi, d’après ESET, à la source d’un malware baptisé GreyEnergy, semblable à BlackEnergy, c’est-à-dire capable de frapper les systèmes de contrôle industriels, mais avec beaucoup plus de furtivité.

GreyEnergy a déjà été remarqué lors de plusieurs attaques en Ukraine et en Pologne durant ces 3 dernières années. Il fonctionne, comme BlackEnergy, à l’aide de modules qui se chargent à la demande en fonction des besoins, parfois uniquement en mémoire, et qui peuvent disparaitre sans laisser de traces.

Les modules identifiés sont, pour le moment, utilisés à des fins d’espionnage (backdoor, extraction de fichiers, captures écran, keylogger, vols de mot de passe…etc.), mais ESET indique que les similitudes de GreyEnergy avec BlackEnergy et Industroyer, indiquent que celui-ci aurait été mis au point avec TeleBots.

De plus, le panel de machines ciblées qui sont pour la majorité des systèmes ICS avec SCADA, laisse fortement supposer l’arrivée prochaine de modules permettant de cibler les systèmes industriels.

GreyEnergy se transmet grâce à du spearphishing (hameçonnage ciblé), de la compromission de sites web publics et utilise du code et une architecture logicielle semblable à celle de BlackEnergy et d’autres malwares du groupe TeleBots.

GreyEnergy utilise des outils externes comme PsExec, WinExe, Nmap ou encore Mimikatz pour se déployer et faire sa collecte de renseignement. De plus, chaque serveur C&C (Control & Command) de GreyEnergy est un relai Tor actif tout comme l’étaient les serveurs C&C de BlackEnergy.

Bref, une belle saloperie qui, lorsqu’elle sera pleinement active, mettra probablement à genoux de nouveaux systèmes industriels.

Et là on peut tout imaginer : Usines, systèmes électriques, systèmes de gestion des infrastructures de transport, systèmes de distribution d’eau, centrales nucléaires…etc.

La seule question à laquelle le livre blanc de ESET ne répond pas, c’est : Quand ?

Source


À découvrir

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’assister aux Assises de la Sécurité à Monaco. Quelques jours sous la pluie qui en valaient la peine 😉

J’ai d’ailleurs pris le temps de faire quelques interviews vidéos. C’est orienté « pro » donc ça risque d’intéresser uniquement les gens qui travaillent dans la sécurité et/ou l’informatique. Mais j’espère que vous apprendrez quand même quelques trucs.

Voici la liste des vidéos Youtube mises en ligne :

Bon visionnage à tous !


Quand j’étais petit, vers l’âge de 7 ans, j’apprenais à coder en BASIC dans le cadre du club informatique de l’école, sur des Thomson MO5 et TO7.

C’était assez rudimentaire, branché sur des TV un peu usées, et les logiciels pouvaient se charger à l’aide de K7. Mais c’était déjà bien cool.

Par contre, le successeur du TO7, c’est à dire le TO8 sorti en 1986, je ne l’ai pas connu. Sa config : Un processeur Motorola 6809E à 1 MHz, 256 KB de RAM, et une résolution 160×200 de 16 couleurs.

Si je vous parle de cela, c’est parce qu’un petit groupe de passionnés a développé, un nouveau jeu baptisé  « Mission : Liftoff« , pour le TO8 et le TO9+.

Eh oui, 32 ans plus tard, ce jeu inspiré du classique Jetpac, développé en l’espace de 4 ans est très impressionnant techniquement. On voit que les possibilités de la machine ont été exploitées à leur maximum puisque les animations sont fluides, tournant à 25 fps, que le jeu se joue en plein écran (mode bitmap 16), qu’il y a des animations et que la musique du jeu est en qualité CD.

Pour réussir cet exploit, François Mouret, le développeur du projet, a dû ruser de talent pour tout optimiser. Vous pouvez en apprendre plus ici à ce sujet.

Et voici le résultat :

Évidemment, si vous souhaitez tester le jeu, il vous faudra un TO8/TO9+, ou alors vous pouvez toujours vous procurer un émulateur :

Avec l’émulateur, sélectionnez une configuration Thomson TO8, TO8D ou TO9+, puis insérez l’image disque. Appuyez ensuite sur 1, 2, B ou C sur l’écran de démarrage de l’ordinateur. Enfin, utilisez les touches du clavier correspondant à l’émulation du joystick.

Et si vous avez encore un TO8 / TO8D / TO9+ chez vous, insérez la disquette du jeu dans le lecteur, appuyez sur 1, 2, B ou C sur l’écran de démarrage de l’ordinateur et utilisez un joystick branché dans le port 1.

Par contre, attention, le jeu ne tournera pas sur Thomson TO7, TO7/70, MO5, MO6 ou TO9.

Bravo à toute l’équipe derrière « Mission: Liftoff », c’est un beau projet qui mérite qu’on en parle et surtout qui mérite qu’on y joue.


Mes gazouillis

First time in #Europe : @yeswehack is now in the 2018 @Gartner_inc Market Guide for Application Crowdtesting Servic… https://t.co/rh6EAAyNDf
Assises de la sécurité - Interview de Philippe Courtot de @qualys https://t.co/QsNf9A2I46 #kbn #AssisesSI

Vous connaissez sans doute VMware pour ses solutions de virtualisation notamment en mantière de serveurs. A l’heure où de plus en plus de données sont créées et traitées à l’extérieur de tout datacenter centralisé, grâce à une stratégie multi-cloud, le spécialiste de la virtualisation est devenu un acteur impossible à manquer.


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