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Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

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Vous êtes-vous déjà demandé comment dessiner comme un pro sur une ardoise magique, ce jouet iconique des années 80 ? Pas simple, même pour les artistes les plus talentueux, car pour les plus jeunes d’entre nous qui n’ont pas connu ce jouet, le but c’était de tracer des formes complexes d’un seul trait en bougeant les molettes verticalement et horizontalement. !

Mais grâce à la puissance du Raspberry Pi et un peu de bidouille, dessiner comme un vrai artiste sur cet objet est devenu un jeu d’enfant ou presque.

En effet, le maker Micah Tilton a eu l’idée géniale de créer un robot dessinateur pour Ardoise magique, piloté par un Raspberry Pi afin de reproduire n’importe quelle image dessus de manière très précise, sans se prendre la tête. Le principe est assez simple (sur le papier en tout cas…). Un Raspberry Pi 4 commande deux moteurs pas-à-pas, fixés sur les molettes de l’ardoise grâce à des adaptateurs imprimés en 3D.

Ensuite, un logiciel permet de transformer n’importe quelle image en une succession d’instructions pour guider le robot. L’image est d’abord redimensionnée à la résolution du jouet (plus ou moins 300 x 214 pixels), puis convertie en noir et blanc. Cette résolution a été choisie pour s’adapter parfaitement à la taille de l’écran de l’écran magique et un algorithme analyse ensuite comment la reproduire en un seul trait continu, comme en vrai.

Et voilà comme ce petit robot peut maintenant dessiner en live des images complexes comme des portraits, des paysages ou des personnages en quelques minutes à peine. Le programme utilise des techniques d’optimisation poussées pour améliorer les performances et la fluidité du tracé et comme par magie, on voit les traits se former progressivement sur la planche, guidés par les mouvements millimétrés des moteurs.

C’est franchement bluffant et un peu comme quand je regarde mon imprimante 3D bosser, ça a un petit côté hypnotique et fascinant.

Micah a partagé le code source ainsi que les plans des pièces nécessaires sur GitHub donc si vous avez un Raspberry Pi qui traîne et une grande sœur qui avait ce joujou, vous pourrez recréer votre propre robot dessinateur à la maison.

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Je ne suis pas un utilisateur de la plateforme MYM ni du côté des créateurs de contenus ni du côté des « consommateurs », mais je sais à peu près qu’elle est leur proposition de valeur… En gros, c’est une plateforme où des gens peuvent vendre leurs vidéos, leur podcasts, des articles, des cours, même des show one-to-one et les utilisateurs payent pour voir ce que les créateurs proposent.

Mais c’est surtout utilisé par des créateurs et des créatrices qui aiment bien vendre des contenus où ils sont à poil. La plateforme a donc le vent en poupe comme vous pouvez vous en douter, et aujourd’hui ils s’ouvrent à quelque chose que je trouve plutôt problématique : les arts divinatoires.

Sous ce terme, ça regroupe plein de conneries comme l’astrologie, la cartomancie, la numérologie, la tarologie… et malheureusement, il y a de plus en plus d’adeptes de tout ça, notamment chez les 25-45 ans qui sont aussi la cible principale de MYM. Cela s’explique probablement parce que le niveau d’intelligence baisse, que l’époque est incertaine / anxiogène et que pendant des années, on a tous subi l’horoscope sur toutes les chaines de TV et de radio en mode normal comme la météo ou les infos. Les médias ont leur part de responsabilité et je n’ai jamais vu le moindre disclaimer avant ce genre de chose pour expliquer que c’est de la fiction pour gens désespérés.

Alors évidemment, tant que c’est pour le fun et que ça fait du bien au moral, pourquoi pas. Mais industrialiser tout ce bordel dans MYM (ou ailleurs), c’est ouvrir grand les portes du n’importe quoi divinatoire pour tondre les gogos qui pensent VRAIMENT qu’on peut prévoir l’avenir. Bref, je trouve ça hyper moyen.

La plateforme promet un accompagnement personnalisé pour les créateurs, mais je peine à croire que ça suffira à éviter les dérives puisque c’est leur cœur de « métier » qui est problématique. On va donc se retrouver comme sur les Live TikTok avec une armée de madame Irma 2.0, prêtes à vous soutirer votre pognon contre une prédiction foireuse sur votre vie amoureuse ou professionnelle. Et comme d’habitude, ce seront ceux qui sont les plus fragiles et les plus crédules, qui se feront vider les poches.

C’est moche et comme MYM ne s’embarrasse pas de scrupules quand il s’agit de faire du blé, ajouter l’astrologie et la voyance dans l’équation, c’est aussi naturel que de verser un grand verre d’eau dans une huile bouillante.

Regardez ça, on dirait le doctolib du paranormal :

Alors vous pensez peut-être que je dramatise parce que vous êtes Poisson ascendant Tête De Cul, mais en vrai, les « arts » divinatoires ça peut vite partir en vrille… Déjà, ça fait croire aux gens que tout est écrit, que leur vie dépend de leur signe, donc ça les incite pas trop à se sortir de leur merde. Ensuite, les prédictions sont par définition hyper vagues, en mode effet barnum et ça enfonce les personnes encore plus dans leurs délires. Il y a en effet des risques psychologiques pour les personnes vulnérables, qui pourraient tomber dans une dépendance à ces pratiques en espérant des réponses à leurs problèmes. Et cela peut aggraver des troubles anxieux ou dépressifs.

Sans parler des conseils moisis du charlatologue qui risquent de faire encore plus de dégâts dans la vie de leurs adeptes qui prendront des décisions irrationnelles sur des sujets importants qui concernent leur santé, leurs finances, mais également leurs relations. Et bien sûr, ça détourne totalement de la pensée rationnelle et de la science, à une époque où les idiocrates font déjà beaucoup de dégâts avec leur chemtrails, leurs reptiliens et autres théories Qanon sans imagination.

Bref, c’est une industrie, un business qui n’a d’autre but que d’arnaquer des gens qui n’ont pas besoin de ça et je trouve ça profondément regrettable que MYM s’embarque là-dedans, contribuant encore un peu plus à transformer ces croyances en un truc normal, répandu et réel. D’ailleurs ça m’étonne qu’il n’y ait pas de régulation et de contrôle sur ce secteur et ça m’étonne encore plus qu’en 2024, les médias donnent du crédit à ce genre de truc.

Bref, gros pouce vers le bas pour eux.


Vous en avez marre de jongler avec une multitude d’outils de gestion de paquets sur vos différents systèmes Linux et Unix ? apt sur Debian, dnf sur Fedora, pacman sur Arch, emerge sur Gentoo, pkg sur FreeBSD… Et je ne parle même pas de Homebrew sur macOS ou Scoop sur Windows ! Bref, un vrai casse-tête pour s’y retrouver et se rappeler de toutes les commandes spécifiques à chaque plateforme.

Heureusement, y’a un p’tit dev malin qui a décidé de nous faciliter la vie. Un certain Sigoden a créé upt, pour Universal Package-management Tool. L’idée c’est d’avoir une interface unique pour gérer ses paquets, quelque soit le système utilisé. Sous le capot, upt se base sur le gestionnaire natif de chaque OS mais vous permet d’utiliser une syntaxe commune pour les opérations de base : rechercher, installer, mettre à jour ou supprimer un paquet.

Bon alors techniquement, c’est écrit en Rust donc faudra passer par l’installation de cargo et de quelques dépendances. Mais rassurez-vous, c’est assez simple et bien documenté sur le dépôt GitHub du projet. Une fois que c’est fait, vous pourrez utiliser la commande upt de la même façon sur tous vos systèmes. Voici quelques exemples :

upt update pour mettre à jour le gestionnaire
upt install package_name pour installer un paquet
upt upgrade package_name pour le mettre à jour
upt remove package_name pour le désinstaller
upt search keyword pour chercher un paquet

Plutôt cool non ?

Fini les prises de tête à se rappeler si c’est apt search ou dnf search, pacman -S ou emerge… Maintenant on fait tout pareil avec upt !

Et ça supporte tous les outils suivants sous Linux, macOS, Windows, BSD :

Bon, j’avoue qu’il y a quelques petites limitations. Déjà upt n’est qu’une surcouche, donc il faudra quand même connaître les noms exacts des paquets pour chaque distrib. Pas de nom universel type « python3-dev » qui fonctionnerait sur Ubuntu comme sur Fedora.

Ensuite, si un même paquet est dispo dans plusieurs formats (deb, snap, flatpak…), upt va suivre un ordre de priorité pour choisir lequel installer. Mais vous pouvez outrepasser ça en définissant la variable d’environnement UPT_TOOL avec le nom du gestionnaire souhaité.

Par exemple, pour forcer upt à utiliser les paquets snap pour VLC plutôt que apt ou autre :

export UPT_TOOL='snap'
upt install vlc

Dernier point, certaines commandes un peu plus avancées ne seront pas gérées directement par upt. Il faudra alors repasser par le gestionnaire natif. Mais pour une utilisation basique au quotidien, ce petit outil vous fera gagner pas mal de temps et de neurones.

Après, je dis pas que c’est la solution révolutionnaire qui va unifier une bonne fois pour toutes le monde des paquets sur Linux et Unix. Y’a encore du taf pour ça. Mais en attendant, upt est bien pratique pour ceux qui doivent régulièrement passer d’un système à l’autre.

Et puis soyons honnêtes, nous les linuxiens on est un peu maso sur les bords. On aime bien quand c’est compliqué et qu’il faut batailler pour faire un truc. Alors un outil qui simplifie les choses, ça va en rebuter plus d’un ! Mais je suis sûr que ça peut rendre service à pas mal de monde malgré tout.

En attendant, amusez-vous bien et n’oubliez pas : dans le doute, RTFM ! 😄

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Depuis son lancement en version bêta il y a quelques jours, Airchat, cette application de messagerie entièrement vocale fait un buzz d’enfer dans la Silicon Valley.

C’est vraiment un concept aussi original que bizarre (c’est mon avis) puisque l’idée, c’est de permettre aux utilisateurs de communiquer uniquement par messages audio asynchrones, un peu à la manière des bons vieux répondeurs d’antan. Concrètement, sur votre fil d’actualité, défilent des blocs de texte qui sont en fait des transcriptions de messages vocaux et si vous voulez réagir, pas besoin de clavier : vous appuyez sur un bouton, vous enregistrez votre voix, et hop, c’est envoyé ! Vous pouvez également poster des photos et des vidéos si vous le souhaitez.

Je l’ai testé (mon pseudo c’est korben.info) et c’est vrai que l’interface utilisateur est similaire à d’autres plateformes de médias sociaux. On peut suivre d’autres utilisateurs, faire défiler un flux de publications, puis répondre, aimer et partager ces publications. C’est Twitter, c’est Threads, c’est Bluesky… Sauf que la grande différence, c’est que tout se fait à la voix !

Ce qui est bluffant, c’est quand même la qualité de la transcription des messages audio. L’app utilise de l’IA pour ça, et franchement, ça marche hyper bien, même en français ! J’ai eu très peu de « bug » de transcription pendant mes tests.

Et niveau ambiance, pour l’instant ça se la touche beaucoup en mode « Vocal Fry from Silicon Valley », donc j’espère que des franc-comtois vont rapidement s’emparer de l’application pour rafraichir un peu ça. Mais ça ouvre pas mal de débats avec des conversations intéressantes.

Bon après, j’ai quand même quelques petites réserves hein. Déjà, la vitesse de lecture par défaut est en 2x. Alors ok, ça permet d’aller plus vite, mais ça gâche un peu l’expérience. On a l’impression d’écouter parfois des robots. Le défilement automatique des messages est également un peu chiant, avec un petit retour haptique à chaque message qu’on passe, et parfois des enchainements vers le message suivant qu’on n’a pas souhaité.

Maintenant reste à voir comme ça va se passer. Parce que autant, écrire de la merde sur Twitter (oui, j’aime pas dire X) c’est facile. Autant bablater toute la journée à l’oral avec ses amis ou de parfait inconnus sur ce genre de réseau, j’ai pas l’impression que ce soit naturel pour tout le monde, hormis les gens déjà habitués à parler en public ou en podcast.

Mais bon, on verra bien. AirChat reste quand même une belle surprise qui dépoussière un peu le concept de réseau social. Si Twitter c’est du « micro-blogging » comme on disait à l’époque, et bien pour moi Airchat c’est du « micro-podcasting ». Après je me pose plein de questions sur ce qu’ils vont faire de nos empreintes vocales, si ça ne va pas permettre à la NSA d’encore plus nous profiler dans leurs grandes bases de données, ou si des mafieux vont pas pouvoir s’en servir pour alimenter des deepfakes vocaux à grande échelle. Tellement d’interrogations, et j’ai même pas encore bu mon café.

Par contre, si vous voulez rejoindre la bêta fermée, il faudra vous faire inviter par l’un de vos amis.

En attendant, comme d’hab, je vais voir comment ça se développe avant d’aller rajouter des banalités sur cet espace mais j’ai déjà des idées à la con, comme ralentir l’audio avant de le publier pour avoir quelque chose de plus naturel, et proposer des threads geek épiques façon Reflets d’Acide ou ASMR ou je sais pas, j’ai trop d’idées débiles… raaaah.

Le silence est d’or de toute façon.


YouTube a encore frappé !

Bah oui parce que si vous pensiez échapper tranquillement aux pubs de la plateforme vidéo de Google sur votre smartphone grâce à votre petit bloqueur de pub préféré, et ben c’est raté. Ces derniers ont décidé de vous pourrir la vie si vous utilisez des applications tierces comme AdGuard ou uBlock Origin pour regarder vos vidéos sans ces satanées réclames.

Maintenant si vous essayez de passer à travers les mailles du filet publicitaire, vous risquez de vous retrouver avec des problèmes de lecture du genre la vidéo qui se met en pause toutes les 30 secondes pour charger ou carrément un message d’erreur qui vous envoie balader.

YouTube aurait lancé cette riposte parce que soi-disant, les créateurs de contenu méritent d’être rémunérés pour leur travail. C’est vrai, mais c’est surtout pour défendre leur énorme bout de gâteau. Perso, je m’en cogne un peu mais là où ça me gène, c’est qu’ils ont carrément menacé de sévir contre les applications qui ne respecteraient pas leurs conditions d’utilisation de l’API. Je vois pas ce qu’ils comptent faire exactement hormis couper l’accès à l’API… Mais j’ai peur que ça aille plus loin comme faire sauter les comptes Github de uBlock, Freetube, Youtube-dl et ce genre d’outils.

Bref, pas le choix, malheureusement. Si vous êtes équipé d’un bloqueur de pub sur votre smartphone ou votre tablette, attendez vous à galérer avec Youtube. Il ne vous restera plus qu’à prendre un abonnement Youtube Premium ou à retourner sur Dailymotion ^^.

Bon après, il reste toujours la bonne vieille méthode de l’adblock sur navigateur web hein. Mais pour combien de temps ?

Allez, je vais au dodo, j’ai les yeux qui se croisent.

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