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Ralph 2.0, la critique

Ce dimanche, j’ai été voir en avant-première avec mes enfants, « Ralph 2.0« , la suite du dessin animé « Les Mondes de Ralph » toujours réalisé par Rich Moore et Phil Johnston.

Je connaissais bien l’histoire du premier opus, car je l’ai lu des centaines de fois à mon grand le soir au moment d’aller dormir. Et bizarrement, j’étais content de découvrir la suite…

Dans ce nouveau film, Ralph et Vanellope, les 2 héros des bornes d’arcades partent à l’aventure dans, je cite, « L’Internet ». Un univers immense, rempli de curiosités pour 2 personnages qui n’ont connu que leurs vieux jeu-vidéos depuis des années.

Je ne m’étends pas sur l’histoire pour ne pas vous spoiler mais plusieurs choses m’ont plu dans ce film.

Tout d’abord la représentation faite d’Internet… C’est une ville moderne avec des immeubles immenses aux couleurs de Google, Facebook, eBay, Pinterest et j’en passe. D’ailleurs les scénaristes ont mêlé de véritables sites à des sites totalement fictionnels. YouTube bizarrement n’est mentionné qu’une seule fois, et c’est un site concurrent fictionnel qui est mis en avant dans l’histoire. Je n’ai pas compris pourquoi, alors qu’eBay y tient une place de choix… Peut-être des histoires de placement produit ? Ou un choix artistique assumé ? Aucune idée.

Les internautes sont aussi représentés par des avatars de type Mii qui visitent cette immense ville et leurs déplacements sont un peu saccadés comme dans un jeu vidéo avec un peu de lag. Ils ont l’air un peu idiots et leurs déplacements de sites en sites se font dans des espèces de taxis symbolisant les paquets IP. Ça a cogité dur dur côté des scénaristes pour représenter « physiquement » Internet et le résultat est très réussi.

De plus, les références sont nombreuses… De la « barre de recherche« , un mélange d’Oracle excité et de madame du CDI, au popup publicitaire louche, sans oublier un petit tour dans le Darknet flippant…

L’autre aspect que j’ai beaucoup apprécié, c’est aussi la place des femmes, ou plus exactement des héroïnes Disney au sein du film. Pour rappel, dans le premier film, le personnage Felix tombait amoureux du Sergent Calhoun (et réciproquement), une femme soldate en armure inspirée d’univers comme Halo.

Vanellope est une héroïne attachante et indépendante et quand elle croise Pocahontas, la Reine des Neiges, Blanche Neige, Cendrillon ou encore Raiponce, les clichés sur les héroïnes Disney (qui produit le film, je le rappelle) ne sont pas mis sous le tapis, mais clairement exposés et moqués.

Une autre héroïne fait aussi son apparition : Shank. Une pilote de course dans un jeu en ligne très dangereux, « Slaughter Race« . Mélange de GTA, Carmaggeddon et Mad Max.

Shank incarnée vocalement par Gal Gadot (Wonder Woman) prend Valnellope sous son aile et je trouve son personnage intéressant, car contrairement à Vanellope représentée de façon très cartoon / petite fille, Shank est dessinée comme une des princesses Disney rencontrées plus tôt.

Sauf qu’elle n’attend pas le prince charmant, qu’elle est vraiment badass et qu’elle pilote encore mieux que Vin Diesel dans Fast & Furious.

D’ailleurs j’ai adoré les scènes de course poursuite en voiture, tout comme mes enfants qui rigolaient nerveusement à chaque cascade. Flash McQueen peut aller se rhabiller.

Plus sérieusement, je ne serai pas étonné que Shank devienne une héroïne Disney à part entière et qu’elle ait un jour la tête d’affiche d’un autre dessin animé.

Au-delà de ça, le pauvre Ralph joue son rôle de lourdaud au grand cœur à la perfection et s’oppose quelque part à Vanellope par son attachement affectif à la limite de l’étouffement. Et c’est son amie qui finalement le remet gentiment à sa place en lui montrant qu’être « amis » c’est aussi laisser l’autre vivre ses propres aventures et faire ses propres choix sans s’accaparer l’autre comme l’a pu faire Ralph.

Bref, pour conclure, je dirai que Ralph 2.0 (le titre en anglais est moins concon… c’est « Ralph breaks the Internet« ) est un excellent Disney, moderne, kiffant, drôle, féministe, avec beaucoup de références Internet (à défaut de références vraiment geek / Generation Y comme dans « Real Player One »).

Que vous ayez des enfants ou pas, je vous invite à aller le voir dès qu’il sortira en salles le 13 février prochain. (Et restez après le générique…)


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  1. CybSys says:

    Ah ! alors, si c’est féministe, on est sauvés !

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