Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

Korben Upgrade your mind

Infiltrate me, i’m famous !

Vous vous souvenez de Loppsi et du système de surveillance que les policiers pourront installer sur les ordinateurs des suspects afin de collecter des preuves ?

Et bien, il semblerait que ça se précise. En effet, une circulaire diffusée fin août par le ministère de la justice annonce la couleur. Je cite :

La loi réserve toutefois la possibilité alternative d’utiliser des dispositifs techniques sous la forme de logiciels (de type « keylogger ») pouvant être installés par un réseau de communications électroniques (internet), ne nécessitant pas d’installation physique sur l’appareil objet de la mesure (article 706-102-5 alinéa 2 CPP).

Oui, il s’agira donc bien de keyloggers logiciels (Edit : Oui pas de keyloggers matériels finalement…) qui pourront être mis en place à l’insu des propriétaires d’ordinateurs ou de téléphones portables, afin d’enregistrer en clair toutes les touches tapées au clavier. Pratique pour capter toutes les communications électroniques et les mots de passe en évitant les systèmes de chiffrement qu’aurait pu mettre en place un suspect.

Mais cela soulève pas mal de questions :

  • Qui sera concerné ? Les « gros » criminels (terroristes, mafieux, pédophiles…etc) ou monsieur et madame tout le monde suspect ? (Traduction : Est ce que Hadopi pourra demander dans quelques années ce genre de dispositif ? :-p )
  • Est ce que ces keyloggers seront des logiciels du commerce ou des softs développés spécifiquement pour le ministère de la police justice ?
  • Est ce que ces keyloggers passeront les tests antivirus ?
  • Est ce que les éditeurs d’antivirus ignoreront volontairement ces keyloggers ? Si oui, nous saurons sur quel critère se baser pour reconnaitre un bon antivirus d’un mauvais.
  • Est ce que si je trouve un keylogger derrière ma machine, je peux le garder en souvenir, le reverser ou le faire disparaitre sauvagement ? (je sais que non mais c’est toujours sympa non ?)
  • Est ce que ces keyloggers diffuseront les infos récoltées à distance, ou est ce que le policier devra une seconde fois intervenir physiquement sur la machine ? Qu’en sera-t-il de la confidentialité des données si elles circulent sur le net ?
  • Est ce que les keyloggeurs matériels seront visibles depuis l’extérieur de l’ordinateur (genre entre le port usb et le clavier USB) où est-ce qu’ils seront placés dans la machine ?
  • Est ce que les policiers ont le droit de s’introduire en furtif chez quelqu’un pour placer ce genre de chose ?
  • Si c’est un keylogger logiciel à installer, les fonctionnaires chargés de le mettre en place devront-ils d’abord « hacker » la machine ?
  • Est ce qu’un keylogger une fois placé sur un ordinateur portable d’une personne qui part à l’étranger, ne revient pas à faire intervenir un policier français sur le sol d’un pays étranger sans commission rogatoire internationale ?
  • Est ce que les informations personnelles collectées par la police, qui n’ont aucun rapport avec l’enquête, ne relève pas juste d’une violation de la vie privée ? (J’imagine que non mais comme je n’y connais rien en judgedreddisme…)
  • Comment être sûr que l’ordinateur d’un suspect n’est pas juste un ordinateur zombie utilisé par des criminels ?
  • …etc etc… je pourrai continuer la journée comme ça.

Bref, ça a l’air rigolo comme principe mais par le passé, on a vu de nombreux abus par exemple avec les écoutes téléphoniques. Rien ne garanti qu’il n’en sera pas de même avec les « écoutes numériques » ?

De toute façon, ce genre de « techno » est bien connu et bien maitrisée donc je pense qu’avec un firewall + un antivirus « neutre », il sera très facilement possible de détecter ce genre de chose. Après si un jour l’envie leur prend d’étendre ça aux keyloggers matériels, un petit coup d’oeil derrière et dans la machine suffira surement pour les plus paranos. Sinon, faites comme moi, campez à côté de votre ordinateur h24 😉

Merci à Yann pour l’info.

[Source et photo]


Salaire des développeurs : France vs Royaume-Uni : rester ou s’expatrier à l’heure du Brexit ?

Londres reste la première destination en Europe pour les développeurs du monde entier, qui sont désormais près de 360 000 à travailler dans la capitale britannique. Pour autant, les centres technologiques rivaux connaissent une expansion rapide. Maintenant que le Brexit a enfin été annoncé, la France parie qu’elle peut renverser la Grande-Bretagne de son statut de plus grande nation technologique d’Europe. 

Londres est dans une bataille avec d’autres villes européennes pour attirer ces travailleurs hautement qualifiés, et les données suggèrent également que les rivaux européens augmentent leurs effectifs technologiques à un rythme plus rapide, bien qu’à partir d’une base plus faible. Le nombre de développeurs à Paris a augmenté de près de 60% dans le même temps.

Depuis son élection, le Président Macron a séduit les entrepreneurs technologiques avec une série d’initiatives sous la forme d’allégements fiscaux, de subventions et de crédits pour la recherche. En mars 2018, il a promis d’investir 1,5 milliard d’euros dans la recherche en intelligence artificielle jusqu’en 2022. Cela a permis à la France d’ouvrir de nouveaux centres de recherches afin de rester compétitif sur différents sujets. Par exemple, le secteur du jeu vidéo a récemment explosé en France avec la création de nouvelles sociétés (Voodoo et leur 200M$ / 173M€ levés en 2018) et le développement de ses institutions (Ubisoft) qui permettent au pays d’avoir les meilleurs studios de création de jeu au monde. 

Toutefois, les rémunérations françaises proposées aux développeurs sont peu attractives. La société talent.io spécialisée dans le recrutement de profils tech a réalisé une étude en comparant les salaires des développeurs français, allemands et britanniques – selon leurs expériences et le type de poste. Selon les différentes données, la France arrive en bas de chaque classement en étant surpassée à chaque fois par sa rivale britannique. Cependant, talent.io rappelle que le coût de la vie n’est pas compris dans ses données et peut avoir un impact significatif sur le niveau de vie. 

Parier sur la vieille dame ou sur la startup nation? Désormais sortie du Brexit, le Royaume-Uni a quelques cartes à jouer pour rester dans la course de l’innovation et séduire les développeurs.

En recherche de poste ou curieux de découvrir de nouvelles opportunités ? Il est temps de juger par vous-même votre valeur sur le marché. Dans un secteur qui n’a jamais autant évalué, talent.io examine chaque opportunité pour ne vous proposer que le meilleur en France et à l’étranger.

CV, lettre de motivation, candidature ? Rien de tout cela n’est nécessaire, les entreprises postulent directement à vous et l’inscription ne prend que 2 minutes. 

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