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Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

Je vous partage à peine un de nos épisodes des Webosaures que je reviens avec le tout dernier en date, double dose de bonheur pour vos oreilles et vos yeux ! On dit merci qui ? Merci Korben et Rémi (vous vouliez remercier qui d’autres hein?).

Cette semaine nous nous sommes attardés sur les réseaux sociaux et les effets qu’ils peuvent avoir sur notre vie. Quelles sont les techniques marketing utilisées pour nous rendre accros ? Quels en sont les effets pervers et comment se traduisent-ils dans notre quotidien (en négatif, mais aussi un peu en positif) ?

Au menu : FOMO (peur de rater quelque chose), validation de l’ego, système d’approbation sociale, les effets sur notre santé (stress, sommeil …) ou les relations humaines et même rempaillage de chèvre … on va très loin ! On vous donne même quelques conseils et vous en trouverez d’autres dans mon livre sur l’addiction aux smartphones.

Et je finis en vous collant tous nos réseaux sociaux puisque nous en avons tout plein depuis peu et qu’il faut y développer nos communautés afin de vous pervertir l’esprit : InstagramTwitterFacebook

Pour aller plus loin (on en parle dans la vidéo) :


Désolé pour ce titre à la con, mais c’est comme ça que l’auteur de sshuttle présente son outil.

Le concept est simple : Sshuttle permet de mettre en place un VPN avec un simple accès SSH à un serveur tiers. L’outil sait faire passer du DNS (DNS tunneling) et pas besoin d’être admin sur la machine, ni de jouer avec des protocoles VPN ou du port forwarding. Il faudra juste que Python soit présent des 2 côtés. Et côté client, ça fonctionnera sous Linux et MacOS. Pas de support Windows pour le moment.

Pour l’installer sous Ubuntu, faites un petit

apt-get install sshuttle 

Pour faire transiter l’ensemble du trafic via le réseau distant, voici la commande à utiliser avec le paramètre -r (pour remote).

sshuttle -r username@remotehost 0.0.0.0/0

Ensuite, si vous préférez limiter le VPN à des sous-réseaux plutôt qu’à tout le trafic réseau, vous pouvez préciser les classes de sous réseau. Et vous pouvez en enquiller plusieurs les uns derrière les autres.

sshuttle -r username@remotehost 10.0.0.0/8

Et pour forwarder les requêtes DNS, utilisez le paramètre –dns

sshuttle --dns -r username@remotehost 10.0.0.0/8

Et pour faire tourner sshuttle en mode daemon, ajoutez le paramètre -D ou –daemon dans la commande.

À découvrir ici. Et la man page est ici.


Dernier sujet abordé chez les Webosaures avec l’ami Remouk : L’évolution des connexions internet. Un sujet parfait pour les dinosaures que nous sommes, car on va remonter au moins jusque fin des années 60/début 70 … quand les Diplodocus existaient encore ! (si si)

Dans cet épisode nous vous partageons un peu « notre » Internet, comment Rémi et moi avons vu évoluer les choses au fil des années. Vous découvrirez peut-être que le web tel que nous le connaissons est partiellement d’origine française (no joke !), l’impact du minitel sur le déploiement d’Internet dans l’hexagone, etc. Avec aussi Giscard d’Estaing (un autre dinosaure), FranceNet, le 56k, AOL, mon militantisme anti France Télécom, Adriana Karembeu, Emule ou encore la révolution Free.

Oui j’avoue, je suis un peu à la bourre pour cet épisode puisqu’il est paru il y a quasi une semaine sur YouTube (j’espère que ça vous forcera à nous y suivre pour être au taquet de notre actu ;)). J’en profite pour vous dire que vous pouvez aussi nous retrouver sur Instagram, Facebook et Twitter.

Pour aller plus loin :


La hackeur Natalie Silvanovich qui bosse aussi chez Google dans le cadre du Project Zero a mis en ligne une suite d’outils baptisés Street Party qui permettent de récupérer le flux vidéo de services WebRTC, mais aussi de Whatsapp et de Facetime dans le but de le rejouer ensuite.

Ce n’est que le début du projet et c’est un peu technique à mettre en place, mais tout est très bien expliqué sur le Github du projet. Elle a également adapté son script au framework Frida pour ceux qui l’utilisent. C’est moins quali au niveau de la synchro son-image, mais plus rapide à mettre en place.

Capture d'écran de l'application Facetime sur iPhone

Si vous aimez bidouiller un peu, et que vous avez envie de conserver des flux vidéos live de Facetime, Whatsapp ou d’un site utilisant la techno WebRTC, ça peut être rigolo de jeter un oeil à cela.


Vous connaissez sans doute le jeu EVE Online, un des cartons du genre MMO spatial en ligne depuis sa sortie il y a déjà plus de 16 ans (en 2003, que le temps passe vite) !

Dans EVE les joueurs contrôles des vaisseaux spatiaux, combattent, collectent des ressources, gèrent l’économie et explorent « New Eden« , une galaxie comprenant plus de 7800 systèmes solaires différents répartis en 64 régions. Chacun des systèmes solaires étant composé de planètes, de lunes, de stations et de ceintures d’astéroïdes vous imaginez donc l’immensité du monde existant, c’est assez dingue !

Surtout lorsqu’on sait que plus de 2500 de ces systèmes cachés ne sont pas accessibles directement et ont des localisations « mouvantes » qui changent toutes les 24h. Pour trouver un de ces systèmes, vous devez envoyer des sondes, récupérer des coordonnées et traverser une porte des étoiles pour le rejoindre avant qu’il ne se déplace ailleurs. Une fois sur place et l’exploration terminée il faut retrouver des coordonnées vers le monde connu pour y revenir, les allers-retours sont donc incessants et cela allonge d’autant le processus.

Et bien un grand fou joueur, s’est réveillé un jour en se disant « tient et si j’explorais chaque recoin de ce vaste monde galactique, juste pour le fun ?  » … il lui aura fallu 10 années pour aller au bout du challenge. 10 années à prendre plus de 50 000 photos des nouveaux systèmes explorés. 10 années à y consacrer 1h30 chaque jour. 10 ans … et dire que certains n’arrivent même pas à aller au bout d’une vidéo de 5 minutes sans se lasser …

Profil du personnage Katia Sae

Le joueur a tenu à rester anonyme mais il est présent sur EVE Online depuis les débuts du jeu en 2003. Il ne s’est vraiment lancé dans l’exploration complète du monde qu’en 2009, avec son personnage féminin de Katia Sae, soit juste après la sortie de l’extension Dominion qui a modifié l’aspect graphique du jeu en le rendant plus beau et fun à jouer.

Et comme si la tâche n’était pas déjà assez EVEculéenne herculéenne comme ça, il a rajouté une petite touche perso : ne pas se faire attaquer une seule fois. Rien que ça, c’est énooooorme. Pour y parvenir, il est resté le plus discret possible, non seulement lors de la traversée des mondes, mais aussi en public ou au sein de son alliance de joueurs (Signal Cartel).

Système solaire Polaris, Eve Online
Vue de Polaris

Pour être honnête, il faut aussi dire que si Katia a exploré tous les systèmes solaires connus et cachés, elle n’a pas exploré 100% du jeu (elle a zappé quelques planètes par exemple). Et elle a reçu un peu d’aide de la part de son alliance d’explorateurs pour trouver les 600 derniers systèmes cachés. Ce qui n’a pas empêché son exploit d’être remarqué par les développeurs islandais du jeu (CCP) qui ont alors invité le personnage à visiter leur système solaire privé, Polaris. La cerise sur le gâteau pour Dora Katia l’exploratrice.

Cette dernière a ensuite pris la décision de ranger son vaisseau pour de bon, l’exploration c’est terminé ! Son joueur a choisi de passer plus de temps dans le chat de son clan pour développer le roleplay autour des mondes inconnus qu’il a visité.

Si vous comprenez l’anglais, il y a eu un podcast de plus de 1h30 dédié au sujet et tout au long du périple le joueur a tenu un blog de ses aventures.

Bref, chapeau pour la persévérance !

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