Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

Korben Upgrade your mind

Hier la Quadrature du Net a publié un communiqué intéressant au sujet d’une nouvelle proposition de la Commission Européenne sur la lutte contre la propagande terroriste en ligne.

En effet, ces bons vieux terroristes sur qui les faiseurs de lois comptent pour contrôler le formidable outil de liberté d’expression qu’est Internet font à nouveau parler d’eux.

Il semblerait que ces terroristes exposent leurs arguments de dégénérés à la vue de tous sur nos frêles écrans. Alors pour nous protéger, la Commission Européenne souhaite imposer aux hébergeurs de contenus (Google, Amazon, Apple, Twitter, Microsoft…en tête… mais aussi votre forum ou votre instance Mastodon) le retrait en moins d’une heure des contenus signalés.

Oui, moins de 1h… LOL

Quand on s’appelle Google c’est jouable à condition de mettre en place l’algo qui va bien ou une équipe de modérateurs aux 3×8, mais si on dispose de moyens plus modestes, cela risque d’être compliqué.

Mais là où ça devient vicieux, c’est concernant les plateformes décentralisées. En effet, le principe d’une plateforme décentralisée, c’est que chacun est responsable / propriétaire de son contenu, que chacun peut faire tourner son instance et que ces instances peuvent être fédérées. Il n’y a donc pas à proprement dit un hébergeur unique, mais des dizaines voire des centaines ou des milliers d’hébergeurs reliés sur un principe de P2P (pair à pair).

Et évidemment, chacun est libre de choisir le contenu qu’il souhaite y voir. Il y a donc une automodération ou au moins un « masquage » des contenus non pertinents qui peut être mis en place. C’est là toute la beauté de la chose.

L’essence même de la décentralisation, et ce pour quoi Internet a été imaginé à l’origine, c’est d’empêcher la censure ou le blocage des contenus et permettre une liberté totale pour les gens qui y produisent du contenu.

Ainsi quand la Commission Européenne va se rendre compte que cela existe, ça risque de coincer un peu avec leur bonne idée de retrait express des contenus qui tâchent.

La Quadrature alerte donc sur le danger de cette proposition de règlement, vis-à-vis des solutions décentralisées qui pourraient alors se retrouver dans une position de victime collatérale au grand plaisir des géants du net qui adorent la centralisation.

De plus, ce que précise la Quadrature dans son communiqué, c’est qu’un tel règlement est totalement inutile puisque les géants du Net, en partenariat avec les autorités types Interpol, ont déjà mis en place tout un tas de process qui fonctionnent très bien et qui permettent de bloquer justement les contenus illicites très rapidement.

Alors, pourquoi avoir besoin d’un tel règlement ?

Mystère (ou pas vraiment…)


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En Savoir +


Si vous utilisez Github pour héberger votre code, il peut être intéressant d’utiliser des emojis dans les messages de vos commits afin d’aller à l’essentiel.

Ces petites icônes permettent ainsi de savoir d’un seul coup d’oeil si tel ou tel commit concerne la correction d’un bug, la rédaction de documentation, l’ajout de code de tracking, le déplacement de fichiers…etc.

Ainsi l’objectif d’un commit devient évident pour tous.

Mais pour que cela fonctionne, il faut une nomenclature propre à tous les développeurs. C’est ce que propose le projet open source gitmoji.

Gitmoji est utilisable sous la forme d’un guide en ligne que vous pouvez trouver ici ou via un outil en ligne de commande qui s’installe comme ceci :

npm i -g gitmoji-cli

Une initiative intéressante qui plaira aux développeurs et aux mainteneurs de projets.

A découvrir ici.


Savez-vous ce qu’est un lombricomposteur ?

Et bien en gros, c’est un système composé de boites dans lesquelles vous mettez vos déchets végétaux, qui sont ensuite digérés par des vers de terre. Ces vers de terre font ensuite des bons gros cacas et ça vous fait du compost pour votre jardin ou vos plantes en pot.

J’ai découvert le terme « lombricomposteur », il y a quelques années dans un reportage où on voyait une jeune femme présenter toutes ces astuces rangement dans son mini appart parisien. À un moment, elle ouvre un gros tiroir, dans lequel se cache une boite contenant des vers de terre et elle explique au journaliste que c’est un lombricomposteur. Truc de ouf. Elle rajoute bien sûr que ça ne pue pas, et que les vers de terre restent bien dans la boite.

J’avais à l’époque trouvé ça génial, plus parce que j’aime les idées originales que pour l’aspect écolo, je dois bien l’avouer.

Puis ce week-end, ne me demandez pas pourquoi, ça m’a pris comme une envie de pisser : il me fallait un lombricomposteur.

Full disclosure : Je n’ai clairement pas besoin de lombricomposteur. J’ai un jardin et un composteur traditionnel. Mais bon, je trouve l’idée cool, et je veux voir si ça fonctionne. De plus, quand il pleut, j’ai la flemme d’aller au jardin. Puis les vers de terre et moi, c’est une vieille histoire d’amour.

Je commence donc à regarder les lombricomposteurs vendus dans le commerce et olala… C’est hyper cher (ça démarre à 70 €), hyper moche, et ça hyper prend de la place.

Place que je n’ai pas dans ma cuisine…

La seule petite place que j’ai c’est un espace entre le mur et le plan de travail de la cuisine. Un truc de 30 cm de large sur 70 cm de profondeur…

Mais avant d’aller plus loin, faut d’abord que je vous explique comment fonctionne un lombricomposteur. Voici un petit schéma sympa trouvé ici.

En gros, le bac du bas, c’est le bac à jus. Ça s’appelle le « lombrithé ». Un nectar (qui pue) qu’il faut ensuite diluer dans x10 d’eau pour arroser ses plantes. C’est un excellent fertilisant.

Au-dessus de ce bac à jus, on place un autre bac dont le fond est percé de petits trous pour laisser couler le jus. Et quand on démarre son compostage, il faut commencer avec uniquement un bac. Quand celui-ci est plein, on en remet un au-dessus, percé à l’identique… etc. Et quand vous avez placé tous vos bacs et que vous avez attendu assez longtemps, vous reprenez le bac du bas (celui de l’étape 3), qui n’est censé contenir que du bon compost, vous chassez les vers de terre (ils fuient la lumière) et ensuite, vous pouvez le vider sur vos plantes, puis le remettre vide en haut de la pile et recommencer.

Voilà pour le principe de fonctionnement. Ça peut sembler un peu lourd de devoir faire tourner les bacs, mais le compostage prend du temps, donc la rotation se fait au bout de plusieurs mois.

Mais revenons à nos moutons. Fabriquer son lombricoomposteur soi-même n’est pas compliqué, et c’est même un projet sympa à faire avec les enfants.

C’est fun, rapide, et ça va vous permettre de réduire la taille de votre poubelle en valorisant vos déchets.

Un lombricomposteur, ça peut se fabriquer en bois, avec des caisses en plastiques, ou des caisses en polystyrène de poissonnier. Le truc c’est qu’il faut s’arranger pour que ce soit un peu étanche pour éviter que d’autres insectes se tapent l’incruste. Typiquement les affreux moucherons.

Pour ma part, j’ai opté pour ce montage Ikea Hackers (en FR ici) qui utilise des bacs de rangement pour les chambres d’enfants (Ref : Trofast), qui s’empilent bien et qui évitent ainsi d’avoir trop de jours.

J’ai donc pris 3 petits bacs verts (3 € l’unité) et un gros bac noir (4 €) destiné à recueillir le lombrithé. Il est 10 fois trop grand, mais on s’en fiche, ça permet de rehausser un peu l’installation.

Ensuite, sur la partie supérieure du contour des bacs, j’ai fait des petits trous pour l’aération avec la mèche de 2 mm (je n’avais pas de mèche de 1 mm sinon, j’aurai utilisé celle-là). Si l’air ne circule pas un peu, les vers mourront.

Et dans le fond des bacs, j’ai fait des trous beaucoup plus gros avec la mèche de 8 mm (vous pouvez faire + gros que ça sans souci) pour que les vers puissent passer d’un bac à l’autre.

Et j’ai aussi découpé le centre des couvercles sauf celui que je vais utiliser pour le bac supérieur. L’intérêt des couvercles des que tout s’emboite bien que ça reste suffisamment étanche pour que les vers restent à l’intérieur.

J’ai aussi percé les rigoles et transformé le reste du couvercle en gruyère avec la perceuse de 2 millimètres pour que l’eau s’évacue.

Un travail de précision 🙂 lol.

Ensuite, j’ai tout empilé, j’ai peint à la bombe le couvercle du dessus pour que les vers soient dans le noir. Et j’ai mis en place un anneau dans le trou pour pouvoir l’attraper facilement et j’ai tout scellé avec du scotch noir.

Puis j’ai installé un robinet en plastique sur le bac du bas pour sortir le nectar le moment venu. Il ne faut pas le placer trop haut pour ne pas qu’il se bouche avec d’éventuels résidus.

Et voilà le résultat :

J’étais assez fier de moi. Sur la photo, vous ne voyez qu’un bac en place, mais c’est normal. Quand il sera plein, jusqu’à une hauteur de 2 cm du bord, j’en placerai un autre sur le dessus. Les vers passeront ainsi du bac inférieur vers le bac supérieur par les trous. Et quand mes 3 bacs seront en place et que celui du bas sera plein de compost, je le replacerai en haut, et je le laisserai un peu à la lumière le temps que les vers migrent plus bas, pour que je puisse le vider, et le repréparer (carton papier humidité et un peu de compost) avant de le remplir à nouveau de déchets.

Et alors que met-on dans le bac ? Et bien il faut une litière… C’est à dire un peu de journal et de carton pour éviter que la terre que vous allez mettre ne passe trop vite à travers les trous. Puis j’ai mis un peu de bonne terre compostée, quelques coquilles d’oeufs, un peu de boites d’œuf, de carton, quelques épluchures et les vers de terre que j’ai récupérés grâce à une gentille donatrice via Twitter.

Erreur de débutant, je n’ai pas déchiré en petits bouts le carton. Je me rattraperai la prochaine fois.

Mais si vous n’avez pas de vers, sachez qu’il existe le site Plus2vers où vous pourrez trouver des donateurs près de chez vous. Vous pouvez aussi aller en chercher dans un tas de fumier ou de compost. Par contre, attention à ne pas prendre n’importe quels vers. Il faut des vers épigés (qu’on trouve au niveau de la couche supérieure du sol comme les Eisenia fetida, Eisenia andrei…).

Et pour compléter le tableau et conserver l’humidité, j’ai mis un petit tapis en fibres végétales au-dessus que j’ai aussi humidifié un peu.

Pour qu’un lombricomposteur fonctionne, il faut qu’on y trouve du carbone (le papier / carton), de l’azote (les épluchures), de l’humidité (vaporisez un peu d’eau au démarrage. Ensuite, les déchets verts se chargeront de l’humidification, car ils contiennent beaucoup d’eau), et de l’oxygène (grâce à mes petits trous). De plus, pour éviter l’acidité, il faudra ajouter régulièrement des coquilles d’œufs.

Il faut donc toujours mettre du carton brun, des boites à oeufs, les rouleaux de PQ vides….etc. et bien veillé à ce que ce soit coupé en petits morceaux pour que ça soit digeste. Avec le nombre de colis que je reçois, je peux vous dire qu’ils vont en bouffer du carton.

Et il faut penser aussi à couper les déchets verts que vous y mettez pour éviter que ça pourrisse et que ça pue.

Une fois vos vers en place, et le premier bac opérationnel, il faut laisser le temps à vos vers de terre de s’acclimater. Donc laissez les 15 jours avec un peu de bouffe, mais pas trop et attendez qu’ils fassent des petits. Pour info, les vers dévorent la moitié de leur poids par jour.

Donc pour composter 500g de déchets par jour, vous devrez avoir 1 kg de vers dans votre bac. Mais ne vous inquiétez pas, ils se reproduisent vite et la population s’autorégule, donc pas de risque d’avoir des débordements. Si vos vers se barrent, c’est que quelque chose ne va pas dans votre lombricomposteur.

Une fois la période de rodage passée, vous pourrez commencer à mettre doucement, mais surement vos déchets de :

  • Fruits et légumes (épluchures ou restes), crus ou cuits,
  • Marc et filtres à café,
  • Filtres à café,
  • Cheveux (petits), poils (ce qu’on trouve dans l’aspirateur)
  • Coquilles d’œufs broyées,
  • Coquillages broyés,
  • Farine (en petite quantité),
  • Pain, pâtes, riz, biscuits (en petite quantité),
  • Son de blé,
  • Thé, tisanes, infusions (avec le sachet),
  • Et d’autres végétaux ou fleurs (évitez les lys).

Par contre, ne mettez jamais de :

  • Oignon,
  • Ail,
  • Poireau (partie blanche)
  • Agrumes (acide et antibactérien),
  • Rhubarbe en quantité (toxique),
  • Viande,
  • Poisson,
  • Sauces

De manière générale, il faut proscrire les corps gras. Par exemple vous pouvez composte un kleenex ou un bout de sopalin, mais si vous avez essuyé de l’huile avec, il ne faut pas le mettre.

Toute l’opération a duré environ 40 min, un samedi en fin de journée et m’a couté 13 €.

Je n’ai absolument pas encore le recul ni l’expérience pour vous en dire plus que cette étape de mise en place, donc je vous invite bien sûr à vous documenter de votre côté. J’imagine que beaucoup d’entre vous auront plein de conseils à apporter dans les commentaires de l’article, alors d’avance merci.

On verra dans quelques mois comment ça se passe 😉 .


À découvrir

Si vous vous rendez à Metz cette semaine pour l’événement #GEN 6 organisé par Grand Est Numérique, nous avons de fortes de chances de nous y voir.

En effet, cette année, j’y suis de retour pour vous parler de Remontée Coordonnée de Vulnérabilités, de bug bounty et plus globalement de sécurité informatique.

Mis à part ma suprême présence ^^, vous pourrez aussi croiser des gens sympas et cools comme Christophe Galfard, Bertrand Picard, Loïc Le Meur, Cédric Locqueneux, Bertand Demarcq, Nicolas Leune, Jimmy Fischer, Tristan Nitot, Julien Coquet, Stéphane Tauziède et bien d’autres.

Hâte de vous voir là bas !


Alors ça, c’est fun.

Sur la mailing-list dédiée au Sommet des Mainteneurs du noyau Linux (Maintainer’s Kernel Summit), Theodore Y. Ts’o raconte l’histoire suivante : 

Vendredi dernier (juste avant la fête du Travail), j’ai appris que Linus (Torvalds) s’était embrouillé quant au moment et à l’endroit où se tiendrait le Sommet des responsables de la maintenance du noyau Linux, cette année.

Et malheureusement, il a déjà programmé des vacances familiales qui se chevauchent avec la semaine du Maintainer’s Kernel Summit.

Au cours de la fin de semaine, je me suis entretenu avec des gens de la Linux Foundation, avec Linus et avec le comité du programme Maintainer’s Kernel Summit.

Nous avons exploré beaucoup d’options, mais en fin de compte, il n’y avait que deux choix qui étaient réalisables :

1) Maintenir le Sommet des mainteneurs à Vancouver, sans Linus.

2) Déplacer le Maintainer’s Summit à Édimbourg, avec Linus.

Curieusement, Linus a suggéré l’option #1.

Et bien que la tenue du Sommet des mainteneurs sans Linus puisse être une expérience intéressante, en fin de compte, le Comité du programme était fortement d’accord pour dire que le transfert du Sommet à Édimbourg était la meilleure option.

Cela signifie que le Maintainer’s Summit aura lieu à Édimbourg, le lundi 22 octobre en après-midi.

Le gars fait genre il a oublié, et se programme des vacances loin de Vancouver pour avoir la paix et profiter de sa famille… Mais pas de bol, les collègues sont tellement chauds qu’ils vont aller le rejoindre sur son lieu de vacances pour discuter noyau Linux.

T’as trop de chance Linus… lol



Mes gazouillis

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"Arnaud Gagnoud sur Instagram : Je savais qu'un jour ça m'arriverait. Une agression homophobe violente en pleine ru… https://t.co/klSXxtxRrR