Aller au contenu
Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

J’adore Mario Kart, ça a toujours été l’un de mes jeux préféré et j’y joue encore aujourd’hui. Bien sûr je préfère la version Super NES mais Mario Kart 8 sur la Switch est pas mal aussi. Mais saviez-vous qu’au-delà du plaisir de la course, se cache une véritable science de l’optimisation ?

Eh oui, choisir son pilote, son kart, ses roues et son parachute, ce n’est pas juste une question de style. C’est une décision cruciale qui peut faire la différence entre la victoire et la défaite. Avec des dizaines d’options pour chaque élément, chacune ayant ses propres statistiques (vitesse, accélération, etc.), les possibilités de combinaisons sont quasi-infinies.

On le sait tous, si on veut maximiser notre vitesse, le choix il est vite répondu comme dirait l’autre. C’est soit Bowser soit Wario… Mais attendez une seconde… Et l’accélération dans tout ça ? Car oui, la vitesse c’est bien, mais il faut aussi pouvoir repartir rapidement après avoir mangé une carapace bleue !

Alors, comment s’y retrouver dans cette jungle de choix ? Comment trouver le setup ultime qui vous mènera tout droit sur la plus haute marche du podium ? La réponse, mes amis, se trouve dans un concept vieux de plus d’un siècle : la frontière des possibilité de Pareto ou front de Pareto.

C’est là que le front de Pareto entre en jeu. Ce concept, inventé par l’économiste italien Vilfredo Pareto, permet d’identifier les options qui ne sont jamais dominées à la fois sur la vitesse et l’accélération. Prenez ce pauvre Koopa par exemple. Avec sa vitesse et son accélération médiocres, il est complètement dominé par Peach Chat qui a plus de vitesse à accélération égale, et par Toadette qui a plus d’accélération à vitesse égale. Désolé Koopa, mais si tu veux gagner, il va falloir céder ta place !

En identifiant tous les pilotes efficaces qui forment le front de Pareto, vous pouvez ainsi éliminer d’office les choix sous-optimaux. Mais attention, tous les points du front ne se valent pas. À vous de trouver le juste équilibre entre vitesse et accélération en fonction de votre style de jeu et de vos préférences.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Car en pratique, vous devez choisir un combo complet de pilote, le châssis, les roues et le parachute. Autant dire que le nombre de possibilités explose ! Mais rassurez-vous, le front de Pareto sera toujours là pour vous guider vers les builds les plus prometteurs.

Cela nous rappelle que les compromis et l’optimisation sont possibles partout dans notre vie. Que ce soit pour choisir un resto de qualité également abordable, un job épanouissant et bien payé, ou même un système d’imposition juste et efficace ^^, nous sommes constamment confrontés à des problèmes d’optimisation multi-objectifs.

Bien sûr, si vous connaissez déjà les poids exacts que vous voulez attribuer à chaque critère, vous pouvez réduire le problème à une optimisation mono-objectif. Mais dans la vie, nos préférences sont souvent floues et incertaines. C’est là que le front de Pareto devient votre meilleur ami, en vous aidant à éliminer les options dominées et à expérimenter avec les choix efficaces pour trouver celui qui vous convient le mieux.

Alors la prochaine fois que vous lancerez une course sur Mario Kart 8, prenez le temps de réfléchir à votre stratégie d’optimisation grâce à ce site d’Antoine Mayerowitz.


Cloudflare nous sort encore un truc marrant : Cloudflare Calls ! Il s’agit d’une plateforme WebRTC serverless qui vous permet de créer des applications temps réel que ce soit de l’audio, de la vidéo ou même de la data. Le tout, sans vous prendre la tête avec l’infrastructure. Ça peut servir d’unité SFU (selective forwarding unit) pour router intelligemment les flux, ou même de système de diffusion pour broadcaster du contenu. Bref, les possibilités sont énormes !

Le gros avantage, c’est que ça tourne sur le réseau mondial de Cloudflare, présent dans des centaines de villes. Donc niveau latence et qualité, vous êtes aux petits oignons et pas besoin de vous soucier de la scalabilité ou des régions, puisque c’est géré.

Pour commencer à bidouiller avec Cloudflare Calls, rien de plus simple. Vous créez une app dans le dashboard, vous récupérez les identifiants, et hop, vous pouvez commencer à coder votre propre app WebRTC. Il y a même un exemple complet sur GitHub, l’app de démo « Orange Meets – room Korben ^^ ». (Non, ça n’a rien à voir avec l’opérateur du même nom, même si c’est de la téléphonie…)

Après, faut quand même mettre les mains dans le cambouis hein. Mais si vous êtes à l’aise avec WebRTC, vous allez vous éclater. Sinon, c’est l’occasion d’apprendre ! Et puis la doc est plutôt bien foutue, avec des tutos pas à pas. Ça ouvre un paquet de possibilités pour créer des apps temps réel fun ou utiles comme un outil de collaboration en ligne, avec un tableau blanc partagé et de la visio. Ou même un petit jeu multijoueur. Avec Cloudflare Calls, vous pouvez prototyper ça rapidement sans vous soucier de l’infrastructure.

Après, attention quand même, c’est encore en beta. Donc à utiliser en prod avec précaution. Mais pour tester et apprendre, c’est parfait. Et puis connaissant Cloudflare, le produit final sera sûrement béton.

Bref, je vous invite à aller jeter un œil à Cloudflare Calls, à tester la démo « Orange Meets », et pourquoi pas, à vous lancer dans le développement de votre propre app WebRTC serverless.


— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

Mini article pour un mini jeu, mélangeant puzzle et petites histoires : celles d’un jeune homme qui rêve d’être roi. 👑 À nous de le mener vers le bon chemin ! Plusieurs histoires car si l’on démarre toujours au même endroit, différentes issues sont possibles dans Storyblocks: The King. Disponible en téléchargement sur Switch, PS4/PS5, XBox et Microsoft Store depuis… Aujourd’hui ! 😮

Le principe est tout simple : on dispose de tuiles, toutes identiques, elles ont la forme d’un domino. Il faut les positionner pour créer un chemin menant notre point de départ à une des sorties disponibles sur le terrain. Quelques contraintes : le chemin ne doit pas proposer de « fourches » ou de boucles, et doit absolument utiliser toutes les tuiles proposées !

Dit comme ça, cela pourrait sembler super facile… Et ça l’est. 😀 Hormis quelques moments où on doit réorganiser nos tuiles pour tomber tout pile sur une sortie, il y a peu d’erreurs possibles. Il manque une vraie part de réflexion : peut-être avec des tuiles différentes, des passages obligatoires… Dommage.

Aussi, les contrôles, sur console en tout cas (jeu testé sur Switch), requièrent trop de précision, le stick est trop sensible. Donc on se goure souvent… Ça casse parfois les couil… le côté zen de l’expérience. La partie sonore est sans grand intérêt. Les différents petits récits, débloqués à chaque nouvel embranchement que l’on choisira d’atteindre, sont malheureusement trop basiques. Pas très bien écrits, peu recherchés.

Bon vous l’aurez compris, ce petit jeu dispose d’un concept sympa mais qui aurait mérité d’être creusé avec des mécaniques supplémentaires, des histoires plus travaillées, un gameplay + agréable… C’est une petite déception. 🙁 Mais alors pourquoi en parler ? La première raison c’est que j’ai reçu une version du jeu pour le tester, donc je respecte mon engagement. La deuxième, ce sera pour vous éviter de perdre une poignée d’euros en voyant ce concept et cet habillage si sympa, si jamais vous le croisez par hasard sur un store et qu’il vous fait de l’œil. 😉 En espérant qu’ils fassent mieux lors d’un 2nd volet ! 🙏


Figurez-vous que le géant Microsoft, oui oui, le monstre de Redmond, se retrouve à genoux devant la communauté open source de FFmpeg.

Et pourquoi donc ? Parce que ces satanés codecs multimédias leur donnent du fil à retordre !

Mais attention, ne croyez pas que Microsoft va gentiment demander de l’aide comme tout le monde. Non non non, eux ils exigent, ils ordonnent, ils veulent que les petites mains de FFmpeg réparent illico presto les bugs de leur précieux produit Teams. Bah oui, faut pas déconner, c’est pour un lancement imminent et les clients râlent !

Sauf que voilà, les gars de FFmpeg ils ont pas trop apprécié le ton. Ils sont là, tranquilles, à développer leur truc open source pour le bien de l’humanité, et là Microsoft débarque en mode « Eho les mecs, faudrait voir à bosser un peu plus vite là, on a besoin de vous là, maintenant, tout de suite ». Super l’ambiance.

Alors ok, Microsoft a daigné proposer quelques milliers de dollars pour les dédommager. Mais bon, les développeurs FFmpeg ont un peu de fierté quand même et souhaitent un vrai contrat de support sur le long terme, pas une aumône ponctuelle balancée comme on jette un os à un chien.

Et là, c’est le choc des cultures mes amis ! D’un côté Microsoft, habitué à régner en maître sur son petit monde propriétaire, à traiter les développeurs comme de la chair à code. De l’autre, la communauté open source, des passionnés qui bouffent du codec matin midi et soir, qui ont la vidéo dans le sang et le streaming dans les veines.

Microsoft fait moins le malin maintenant puisqu’ils réalisent que leur précieux Teams, ça marche pas terrible sans FFmpeg et que leurs armées de développeurs maison, n’y connaissent pas grand chose en codecs multimédia. Et surtout que la communauté open source, bah elle a pas trop envie de se faire exploiter comme ça.

Moralité de l’histoire : faut pas prendre les gars de FFmpeg pour des poires. Ils ont beau être « open », ils ont leur dignité et Microsoft va devoir apprendre à respecter ça, à collaborer d’égal à égal, à lâcher des billets et des contrats de support au lieu de jouer au petit chef.

Parce que sinon, Teams risque de sonner un peu creux sans codecs qui fonctionnent. Et là, ça va être dur d’expliquer aux clients que la visio ça sera en version mime, parce que Microsoft a pas voulu mettre la main au portefeuille pour avoir de l’audio qui marchent.

Et, si vous voulez en savoir plus sur ce choc des titans, foncez sur https://sopuli.xyz/post/11143769 , vous n’allez pas être déçu du voyage !


Si ça vous saoule que des sites web vous trackent et récoltent des tas d’infos comme le type de navigateur et de système d’exploitation que vous utilisez, et bien j’ai ce qu’il vous faut les amis ! Il s’agit d’une petite extension Firefox bien pratique qui s’appelle « User-Agent Switcher » et qui comme son nom l’indique, va vous permettre d’embrouiller ces fouineurs en modifiant votre « user-agent » c’est-à-dire la façon dont votre navigateur s’identifie.

Avant d’aller plus loin, un petit rappel s’impose. Le « user-agent », c’est tout simplement une chaîne de caractères envoyée par le navigateur au serveur à chaque requête pour indiquer des infos comme le type et la version du navigateur, le système d’exploitation, etc. Ça ressemble à un truc du genre : Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64; rv:87.0) Gecko/20100101 Firefox/87.0

Maintenant que c’est dit, revenons à nos moutons. L’extension « User-Agent Switcher » va vous permettre de contrôler ce fameux user-agent et de le remplacer par ce que vous voulez. Comme ça, vous pourrez faire croire aux sites que vous utilisez un autre navigateur, un autre OS ou même un appareil mobile.

Alors comment ça marche ce truc ? Et bien c’est tout simple. Une fois l’extension installée depuis la page officielle, vous aurez un nouveau bouton dans votre barre d’outils Firefox. En cliquant dessus, vous pourrez choisir un user-agent prédéfini dans une liste (il y en a des tonnes !) ou entrer une chaîne personnalisée.

Et là c’est la fête du slip, l’extension va modifier le user-agent dans le navigateur mais aussi dans les entêtes des requêtes envoyées aux serveurs. Du coup, pour les sites, ça sera comme si vous utilisiez un autre navigateur ou appareil. La combine parfaite pour se faire passer pour l’ordinateur que vous n’êtes pas !

Parfois certains sites ou services surveillent le user-agent pour vous autoriser ou non à voir certains contenus comme des versions mobiles ou que sais-je. Avec cette extension, vous serez donc capable de tout voir 🙂

Mais ce n’est pas tout puisque User-Agent Switcher dispose plein d’autres options bien pensées :

  • Vous pouvez choisir d’appliquer le user-agent uniquement sur certains domaines, en mode liste blanche ou liste noire.
  • Il y a une option pour avoir un user-agent aléatoire qui change à chaque requête. Comme ça, vous brouiller encore plus les pistes !
  • Vous pouvez même définir un user-agent différent pour chaque fenêtre ou onglet de Firefox. Pratique pour tester le rendu d’un site sous différentes configurations.

Et si vous êtes du genre parano (ou précautionneux, c’est vous qui voyez), sachez que l’extension n’utilise aucune ressource quand elle est désactivée. De plus, elle ne modifie le user-agent que pour les requêtes HTTP, HTTPS et FTP, donc pas de souci pour vos pages locales.

Autre bon point, User-Agent Switcher est open-source et dispo sur GitHub.

Ah et j’oubliais, l’extension supporte une chiée de systèmes et navigateurs différents ! Que vous soyez sur Windows, Mac, Linux, Android ou même BeOS (si si ça existe encore), vous trouverez votre bonheur. Pareil côté navigateurs avec la totale : Chrome, Firefox, Opera, Safari et cie. Même Internet Explorer est de la partie, c’est dire !

Bref, si vous voulez reprendre un peu le contrôle sur vos infos de navigation face aux sites un peu trop curieux, User-Agent Switcher est clairement un incontournable. C’est sans danger, facile à utiliser et ça peut servir dans plein de cas, que ce soit pour raisons de sécurité, de test ou juste pour le fun.

Merci à Lorenper pour l’info