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Korben, roi d’internet, logo bébé avec des lunettes en mode thug life

L’équipe de Mattermost dont je parlais en 2015 a fait énormément de chemin depuis. Aujourd’hui ils proposent un outil open source qui j’en suis sûr va vous intéresser.

Cela s’appelle Focalboard et c’est un outil qui vous permet de définir vos tâches, de les organiser dans une roadmap et de suivre leur avancée. Focalboard une alternative à Trello, Notion et Asana et peut soit être utilisée en version standalone (Windows / macOS / Linux) pour vos projets perso, ou déployé sur un serveur pour faire collaborer des équipes.

Focalboard fonctionne avec un principe de tableau de bord que vous pouvez créer et personnaliser. Il y a plusieurs modèles déjà dispo pour gérer des prises de notes, des objectifs, des tâches, une roadmap et vous pouvez bien évidemment créer vos propres templates. Et chacun de ces templates peut avoir différentes « vues » (par cartes types kanban ou en tableau).

Focalboard est encore jeune, mais très prometteur et le fait qu’il soit open source et qu’on puisse le déployer sur sa propre machine sans dépendre d’un service tiers est l’idéal aussi bien pour les sociétés que les particuliers qui veulent faire collaborer des gens sur un projet.

À découvrir ici.


Depuis le confinement 2020, beaucoup d’entre vous ont découvert les joies des vidéoconférences comme Zoom.

Voir la tronche des collègues, les entendre raconter leur vie et surtout ne pas pouvoir faire autre chose en même temps à cause de cette maudite webcam qui nous force même à nous habiller pour conserver les 2 grammes de dignité professionnelle qui nous reste.

Une vraie prison numérique ! Heureusement, j’ai la lime qui vous permettra d’en scier les barreaux. Il s’agit de Zoom Escaper, un site web qui vous permet de saboter en douceur la visioconférence afin que ce soit les autres qui vous demandent de vous déconnecter.

Pour fonctionner, vous aurez besoin d’une interface audio virtuelle comme VBCable, Loopback ou Blackhole dont je vous ai parlé dans cet article et d’un navigateur chrome. Connectez-vous ensuite sur le site de Zoom Escaper. Choisissez votre micro, et en output désignez l’interface audio virtuelle. Ensuite dans votre logiciel de visio conf, prenez cette interface audio comme source de micro et y’a plus qu’à jouer avec les boutons.

Ainsi vous pourrez rajouter de l’écho, des bruits de mauvaise connexion, un bébé qui pleure, le bruit d’un homme qui pleure, du vent, des aboiements de chiens, des bruits de travaux ou encore un bon vieux bruit de pipi qui n’en finit pas. Le tout avec plus ou moins d’intensité.

Vous pouvez même balancer votre propre MP3 pour faire croire que vous êtes ailleurs ou pour parasiter la conf avec d’autres bruits mystérieux.

Perso, je pense qu’un peu d’écho et de bruit de mauvaise connexion suffiront largement pour que vos collègues vous demandent gentiment de quitter la conférence pour attaquer votre week-end plus rapidement. 😉


Aaah Internet et ses réseaux sociaux… Des polémiques stériles aux histoires de harcèlement en passant par de jolies histoires de solidarité et surtout beaucoup de partages en tout genre. C’est toujours fascinant.

Il y a un contenu que beaucoup aiment voir partager sur les réseaux, ce sont les photos… TikTok, Instagram, Snapchat et Twitter… chacun et chacune peut avoir sa petite célébrité. Pas besoin de savoir chanter, danser, être drôle, d’avoir des compétences originales ou même être riche ou intelligent… Non, il suffit de répondre tout simplement aux canons de beauté du moment et de sourire.

Influenceuse souriante vous présentant son nouveau maillot de bain ou un influenceur torse nu avec tablettes pas fondues en train de pousser de la fonte. Allez, avouez… Vous en suivez forcément quelques-uns. 🙂

Peut-être même, avez-vous fortement liké le compte d’Azusaga Kuyuki dont je m’apprête à vous parler.

azusaga kuyuki souriante et entourée de fleurs

Cette Japonaise au sourire brillant et au regard pétillant est une jeune motarde qui partage ses passions via son compte Twitter : Balades en montagne, bouffe bien grasse, bricolage moto et même quelques poses sexy…

azusaga kuyuki prend une pose sexy

Déjà 25 500 abonnés et le compteur grimpe… Mais vous le savez, sur Internet, chacun peut se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Et c’est d’autant plus vrai avec les formidables applications de deepfake que nous avons tous maintenant sur notre smartphone.

D’ailleurs, souvenez-vous de cette série de MTV nommé Catfish qui allait à la rencontre de cyber-amoureux qui n’étaient pas du tout les mêmes que sur les photos…

Ici c’est le même délire puisque, tenez-vous bien, la jolie Azusaga n’est autre qu’un motard de 50 ans aux cheveux soyeux qui s’amuse à passer dans Faceapp l’ensemble de ses photos. Dingue !

Je vous laisse admirer…

J’en connais qui doivent être un poil déçu… LOOOOL. En tout cas, je trouve ça bien joué et la popularité de Azusaga a bien augmenté suite à ce reportage.

Le vrai visage d'Azusaga Kuyuki : un motard de 50 ans
Azusaga Kuyuki , la pose sexy du motard de 50 ans.

Pour rappel, FaceApp est une application russe pour Android et iOS qui permet de retoucher les photos en se reposant sur des algos de Deeplearning. Ainsi, il est possible à partir d’un simple selfie de devenir un vrai mannequin. Plus de barbe, changer la couleur de vos cheveux, tenter les cheveux longs, du maquillage voire carrément changer de sexe. C’est de la sorcellerie ;-).

À l’heure du deepfake, on a là un exemple formidable de qu’il est possible de faire avec finalement peu de moyens… Et beaucoup tombent dans le panneau. Bref, la prochaine fois que vous tombez sur votre fantasme incarné, posez-vous les bonnes questions pour savoir si cette personne est réelle ou s’il s’agit d’un fake

Quand à moi, je vais changer d’identité sur Internet histoire de faire chavirer les cœurs.

Dorénavant, appelez-moi Korbena…

Korben en femme sexy

Merci à Octolive pour le partage !

Pour aller plus loin :


Depuis l’affirmation des campagnes #MeToo et #BalanceTonPorc, c’est l’hécatombe parmi les harceleurs, agresseurs sexuels et autres violeurs et petites raclures misogynes. Des grands noms de la TV, des patrons, des artistes, des youtubeurs… etc. se retrouvent mis devant leurs actes par, principalement, des femmes qui courageusement osent témoigner. Le plus souvent au péril de leur carrière, de leur réputation, voire de leur famille et qui au passage se ramassent une shitstorm gratuite sur les réseaux sociaux par d’autres débiles de la même espèce.

Jusqu’à présent, le monde de la tech avait été relativement épargné. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’agresseurs sexuels, de misogynes, d’homophobes ou de transphobes parmi les figures de la Silicon Valley ou dans le joyeux monde des startups françaises.

D’ailleurs, l’univers du logiciel libre, hyper masculin d’ailleurs, est en train de vivre un épisode de ce genre. Dans une lettre ouverte que vous pouvez retrouver ici, des dizaines d’activistes et de développeurs du libre pointent du doigt quelqu’un que nous connaissons bien : Richard M. Stallman (RMS).

Dans cette lettre, les signataires soulignent le comportement déplacé de RMS : misogyne, transphobe, validiste (ça veut dire qu’il discrimine les gens vivant un handicap) et j’en passe… Et comme le plus célèbre des barbus est de retour dans le conseil d’administration de la Free Software Foundation, et bien ça coince. Les signataires considèrent qu’il y a eu suffisamment de tolérance envers les idées et le comportement répugnant de RMS, et que cela ruine leur travail et les valeurs qu’ils essayent de transmettre à travers le logiciel libre.

Richard M. Stallman qui réfléchit
« J’ai des soucis les kheys… »

Ils exigent donc que l’ensemble de ce conseil d’administration soit révoqué et que RMS soit démis de toutes ses fonctions de direction y compris dans le projet GNU. Dans cette lettre, les signataires réaffirment leurs croyances en la liberté et la protection des utilisateurs de logiciels, et expliquent que cela est indissociable de la protection des droits humains fondamentaux.

Nous, les soussignés, croyons-en la nécessité de l’autonomie numérique et au rôle puissant que joue la liberté des utilisateurs dans la protection de nos droits humains fondamentaux. Afin de réaliser la promesse de tout ce que la liberté logicielle rend possible, il doit y avoir un changement radical au sein de la communauté. Nous croyons en un présent et un avenir où toutes les technologies donnent du pouvoir aux gens, et non les oppriment. Nous savons que cela n’est possible que dans un monde où la technologie est construite pour respecter nos droits à ses niveaux les plus fondamentaux. Bien que ces idées aient été popularisées sous une certaine forme par Richard M. Stallman, il ne parle pas en notre nom. Nous n’approuvons pas ses actions et ses opinions. Nous ne reconnaissons pas son leadership ni celui de la Free Software Foundation telle qu’elle existe aujourd’hui.

Extrait de la lettre ouverte demandant la révocation de Richard M. Stallman.

Évidemment, de nombreux comportements et propos déplacés de Richard M. Stallman ont été relevés et sourcés sur cette page.

RMS a l’habitude de maltraiter les femmes et de les faire se sentir mal à l’aise, en danger et malvenues. Pour les incidents liés à RMS et au MIT, veuillez consulter : https://selamjie.medium.com/remove-richard-stallman-appendix-a-a7e41e784f88.

Les opinions de RMS sur le viol et les lois sur a pédophilie ont été discutées publiquement à l’automne 2019, lorsque Selam G a écrit à leur sujet. Le moment où Stallman aborde les accusations selon lesquelles Marvin Minsky a agressé sexuellement l’une des victimes du trafic de Jeffrey Epstein (Virginia Giuffre) est particulièrement glaçant :  » mais le scénario le plus plausible est qu’elle s’est présentée à lui comme entièrement consentante « .

RMS dénonce le fait qu’il ne s’agit pas d’une  » agression sexuelle  » car  » « agresser » suppose qu’il a appliqué la force ou la violence  » alors que le rapport discuté  » ne dit rien de tel. Plutôt que d’en discuter davantage, concentrons-nous sur son site Web personnel, où il partage également son point de vue sur le fait que les mineurs sont « tout à fait consentants « .

Il fait régulièrement et à plusieurs reprises des commentaires sur « la loi malhonnête qui qualifie les relations sexuelles avec des adolescents de « viol » même s’ils sont consentants ».

Il compare la loi américaine à la loi soudanaise en disant que « les lois américaines qui définissent le « viol » comme incluant les relations sexuelles volontaires avec des personnes de moins de X ans (où X varie) » et que « les deux lois dénaturent la signification du mot « viol » ».

Au sujet d’une femme ayant des relations sexuelles avec un mineur, il a déclaré : « J’aurais aimé qu’une femme séduisante m’ait « abusé » de cette façon lorsque j’avais 14 ans ». Il a abordé directement la question de la pornographie infantile en déclarant que « la réalisation de telles photos devrait être un crime, et l’est, mais ce n’est pas une raison pour interdire la possession de copies de ces photos ».

Il a défendu la pédophilie, en général, en disant qu’il y a peu de preuves pour justifier l’hypothèse répandue que la participation volontaire à la pédophilie fait du mal aux enfants ».

En 2015 et 2016, RMS a publié trois messages sur son site Web au sujet du syndrome de la Trisomie 21. Il a recommandé que, si une personne découvre qu’elle est enceinte et que l’enfant est testé positif pour le syndrome de la Trisomie 21, « la bonne ligne de conduite pour la femme est d’interrompre la grossesse ».

Il a qualifié de « perverses » les personnes qui décident de « porter à terme des fœtus atteints du syndrome de Trisomie 21 » et a déclaré qu’il n’y a « rien de vertueux » à « [augmenter] le nombre de personnes atteintes du syndrome de Trisomie 21 ». « Il a également déclaré que « lorsqu’un fœtus est atteint de trisomie 21, il faut l’avorter et réessayer ». Au moins une fois, RMS a comparé le fait d’avoir un enfant atteint de trisomie 21 au fait d’avoir un animal de compagnie.

RMS a passé des années à mener une campagne contre l’utilisation correcte des pronoms des personnes. Il s’agit d’une transphobie mal déguisée. Dans la publication originale des directives de communication de GNU Kind, il a déclaré  » il existe plusieurs façons d’exprimer la neutralité de genre dans les pronoms singuliers de la troisième personne en anglais ; vous n’êtes pas obligé d’utiliser ‘they’ « . Ce texte a depuis été mis à jour, mais il est toujours transphobe. La page principale de son site Web inclut la déclaration suivante :  » ‘They’ est pluriel – pour les antécédents singuliers, utilisez des pronoms neutres de genre singuliers « .

Ce qui est reproché à Richard M. Stallman.

J’avoue que je découvre cette facette de sa personnalité. Pour ma part, je connaissais juste son côté extrême libriste et comme je ne suis pas son blog, je ne savais pas qu’il était de la #TeamTrash.

Évidemment, les soutiens de Stallman qu’on reconnaît parce qu’ils ont du poil sur le nez, s’évertueront à discuter des détails, à réclamer du contexte, à tordre la sémantique des ses propos et ce genre de conneries, mais la réalité reste la même : Le mec a visiblement les idées au ras des pâquerettes quand on parle d’humains et la même tolérance qu’un parpaing vis à vis de la différence. C’est triste.

Espérons quand même que cette lettre fasse son petit effet et que la FSF fasse le ménage parmi son conseil d’administration aux idées de l’ancien monde. Je ne comprends même pas comment tu peux passer ta vie à promouvoir des valeurs d’ouverture du logiciel libre et être aussi fermé vis-à-vis des femmes, des trans et des handicapés. Puis visiblement, il a un certain intérêt pour les ados et ça me fait froid dans le dos.

Si vous êtes défenseur du logiciel libre et que vous voulez soutenir cette initiative, envoyez un email à digitalautonomy[at]riseup.net ou faites un petit pull request ici.

En tout cas je suis content de voir que ça bouge de ce côté là. C’est insupportable ces comportements, ces phrases, ces regards, cette connivence qui n’ont qu’un seul but, maintenir la domination d’un groupe sur d’autres humains hors de ce groupe. Et peu importe le statut du porc débusqué et à quel point je l’apprécie ou pas, mon soutien ira toujours à la victime qui ose se lever contre son agresseur 💪.

Merci à Lætitia pour l’info !


Amateurs de Raspberry Pi, avez-vous entendu parlé du Raspberry Pi Pico ? Il s’agit d’une carte utilisant une puce RP2040 développé par Raspberry Pi. Cette puce se compose d’un processeur dual core ARM Cortex-M0+ équipé de 264 KB de RAM, d’entrées et de sorties et d’un port programmable.

Ainsi vous pourrez prototyper des projets plus électronique avec du code en C ou en MicroPython.

Si je vous parle du Pico aujourd’hui, c’est pour vous indiquer l’existence de l’outil Piper Make qui permet de concervoir des programme en MicroPython pour ce Rpi au travers d’une interface fonctionnant par blocs similaires à ce qu’on peut trouver dans Scratch.

Vous glissez déposez, vous renseignez les valeurs qui vont bien puis vous connectez la carte Pico pour y déployer votre programme. Piper Make est gratuit, fonctionne sous Chrome et Edge.


Mes gazouillis

Mac Chimes of Death – 512 Pixels https://t.co/3LoS2PLFwM #kbn
Ahahahaha. GG ! #kbn https://t.co/SXNIf7gfyQ